Jean-Pierre Pernaud n'en parle plus.
Pourtant
la crise financière n'est pas encore résorbée.
Depuis plusieurs semaines, les nouvelles sur les
subprimes (des prêts immobiliers à risques,
donc à taux d'intérêt élevés) continuent à alimenter l'actualité économique.
En un mot, le mécanisme qui est à l'origine des problèmes est la "titrisation" de ces créances.
Les banques immobilières ont transformé leurs stocks de prêts en titres négociables
(un peu comme des obligations) et ces titres ont été revendus dans le monde entier
à des investisseurs à la recherche de rendements élevés.
La crise s'est déclenchée quand ces titres ont commencé à perdre de leur valeur
au fur et à mesure des défaillances des emprunteurs américains devenus
insolvables par la chute du marché immobilier.
Progressivement, puis de façon accélérée, ces actifs sont à la fois devenus invendables
(plus personne n'en veut) et sans valeur (ou presque).
La bourse a pris peur quand
elle s'est rendue compte qu'il y avait
des "subprimes"
un peu partout dans les portefeuilles.
Bon, ma grand-mère a décroché !
La
situation actuelle reste
incertaine pour deux raisons.
La première, c'est que les investisseurs hésitent à prêter leur argent à des emprunteurs
de peur d'être bloqués avec ces nouvelles créances (d'où les interventions massives
des banques centrales pour injecter des liquidités, un peu comme de l'huile dans un moteur).
C'est une forme (encore limitée, mais réelle) de crise de confiance.
La seconde, c'est que la crise peut se propager vers d'autres "supports"
comme les fonds spéculatifs qui utilisent le crédit comme
levier d'investissements sur les marchés financiers (les fameux
hedge - funds).
Là, le problème serait plus "gênant"...
Mais c'est vrai, c'est moins marrant que
Closer...
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