La "rouille" de Gandrange

Publié le 13 Janvier 2008

Le groupe Mittal-Arcelor va fermer l'usine de Gandrange.
Après Kléber Toul ( on attend toujours le " projet industriel " annoncé
aux médias par Nadine Morano...), c'est un deuxième coup de tonnerre
pour l'industrie lorraine.
Et à nouveau un choc social.

Il ne s'agit pas de refaire l'histoire, mais il y a bien eu des erreurs
politiques dans cette affaire.
Quand  Dominique Strauss-Kahn, ministe des Finances de Lionel Jospin, a vendu
les 10 % que l'Etat Français détenait encore dans Usinor, futur élément d'Arcelor,
il a laissé ce groupe industriel sans actionnaires français de poids.
Quand Mittal a lancé son offre sur Arcelor, il n'y avait en face que des tigres de papier
( dont le Président PS de la Région Lorraine* ) et aucun obstacle capitaliste.
Et Mittal, rare capitaliste à "croire" en l'acier, a réussi avec brio son OPA.

On a parlé cette semaine de la Caisse des Dépôts comme gardienne des intérêts
nationaux : bla-bla politique...
La CDC dispose de 40 milliards d'euros de fonds propres.
Le groupe Mittal vaut à lui seul 65 milliards en bourse.

La "rouille" n'est pas dans l'usine de Gandrange, elle est dans les retards
accumulés dans les infrastructures et équipements régionaux et locaux..en dépit
des discours et des artifices de communication mis en avant...ici ou là...
Je vous épargne l'inventaire...

* voir post et commentaires antérieurs.
mittal-ongc-venture-26.jpg

Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

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