Publié le 29 Septembre 2012

 

 

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En mars dernier, le candidat PS à la présidentielle, puis en avril, son "représentant", futur PM, étaient venus à Florange.

Invitée par Edouard Martin, syndicaliste médiatique, la future Ministre de la Culture a fait plusieurs pique-niques sur place pendant la campagne, en clamant à qui voulait l'entendre ce nouveau proverbe:  "qui mange la saucisse blanche soutient Florange".

Sur tout cela, ma Grand-Mère s'était alors fendue d'un post dubitatif : l'ambigüité de Florange.

 


Cette semaine, le couperet est tombé.


Sans ramasser le couteau qui tombe, le Ministre Montebourg et le PS local ont mis en scène une pièce encore plus tortueuse que les deux premières.

En un mot, "tenez bon, nous sommes là".

En une image, le pot de terre va lutter contre le pot de fer Mittal.

Du théâtre, grande spécialité face aux problèmes économiques.

Restons mobilisés, déclare notre fameux Président du CR de Lorraine*.

Pourquoi faire ? s'interroge le journaliste Thierry Labro.

Pas de réponse...

 

Le gouvernement annonce qu'il va chercher un repreneur, que ce repreneur sera aidé par l'Etat et que le gouvernement a une botte magique : un texte de loi à venir, texte adapté au cas de Florange (dixit).

Quel industriel est-il prêt à reprendre des aciéries en Lorraine dans un double contexte de récession en Europe (politiques fiscales...) et de surcapacités ? Des Russes, des Chinois, Tata ? Tiens, quel groupe français serait capable d'investir dans l'acier ?...euh...

Oui, question sur le repreneur.

La négation de la compétitivité perdure, par pure idéologie.

Et pendant ce temps, les problèmes s'accumulent dans la région.

Le désastreux dossier de Chambley, créé par les responsables PS lorrains, est traité comme celui d'une MJC qui cherche une subvention (oui, du théâtre, encore et toujours) sans poser des questions simples : quelle marge peut dégager la production industrielle du Skylander ? Est-ce suffisant pour tenir financièrement ? oui ou non ?

 

La Lorraine ne manque pas d'entrepreneurs. Elle manque d'une vraie politique de développement économique et de soutien à l'équipement des entreprises de la part des collectivités locales presque toutes dirigées par le PS.

Deux exemples d' erreurs de la politique régionale actuelle :

-le fonds lorrain des matériaux, constitué par la région et Arcelor-Mittal : quid de la gestion future, maintenant que la guerre est déclarée ?

-la formation aux métiers aéronautiques au Lycée de Jarny...voulue proche de Chambley...


Et  pendant ce temps, la gabegie continue au CR de Lorraine !

 



*petit rappel historique :

La prise de contrôle d'Arcelor par Mittal (simple rappel) a abouti parce que l'actionnariat d'Arcelor était éclaté. Le Grand-Duché de Luxembourg en était le premier actionnaire avec moins de dix pour cent du capital. Mis à part les salariés, aucun actionnaire français significatif : le gouvernement Jospin (auquel appartenait JP Masseret) avait vendu les dernières actions detenues dans USINOR pour "faciliter" la création du géant Arcelor.

La bataille pour Arcelor est facile en fait pour Mittal. En face, une série de combats sans suite : hurlements xénophobes dans le vent, la tentation russe, puis la capitulation en campagne.

Il faut aussi le dire, la guerre psychologique a bien marché : ben les Mittal, on les connaît déjà, y'a toujours le droit du travail français dans leurs usines lorraines...

Arcelor est donc avalé par un groupe familial Indien, pétri de ratios financiers, qui détient la majorité du capital du nouveau groupe, mettant la main sur un groupe plus solide financièrement que le petit groupe Mittal.

La suite est connue.

Croissance mondiale : ça roule.

Ralentissement : ça ferme temporairement.

Récession : fermeture.

 

 

 

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié dans #LORRAINE VIE POLITIQUE

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Publié le 21 Septembre 2012

 

Les budgets du Conseil Général de M&M  étaient-ils sincères ?

Sont-ils sincères ?

La question se pose après le cadeau obligatoire de 245 mIllions d'euros des Meurthe-et-Mosellans à l'Etat, cadeau décidé sans discussion par les responsables PS du Département  ?

 

Le website du CG54 était budgétairement sombre jusqu'à ce mois de Mai 2012. Ainsi ces commentaires sur le budget 2011 :

"Pour la seule année 2011, ce sont 91 M€ qui viennent par contrainte diminuer les autres interventions départementales... En 2009, le département disposait d’une autonomie fiscale de 42% sur ses recettes de fonctionnement. Cette autonomie baisse en 2011 à 15%... En d’autres termes, pour financer 1% d’augmentation des dépenses, ce mécanisme oblige les conseils généraux à augmenter de 6 % les impôts". Les embauches, faut-il le préciser, ne stoppent pas dans le même temps.


Puis les "miracles" de Mai et de Juin 2012...qui aboutissent à un abandon de créance par les élus PS de ce Département.

Donc les discours antérieurs étaient faux.

Et donc les hausses des impôts de ces dernières années, sans aucune économie structurelle d'ailleurs (habitude socialiste...), n'étaient pas justifiées.

Puisque cette créance abandonnée est considérée aujourd'hui comme sans conséquence.

Sinon, il ne fallait pas l'abandonner.


Une escroquerie budgétaire a été commise au préjudice des Meurthe-et-Mosellans.

Michel Dinet, Mathieu Klein et les conseillers PS du CG 54 viennent de démontrer leur insincérité politique. 

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié dans #LORRAINE VIE POLITIQUE

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Publié le 16 Septembre 2012

 

 

En décidant de donner à la Banque Publique d'Investissement une orientation "régionaliste", le Président et son Gouvernement démontrent une absence de convictions et une absence de vision internationale préjudiciables pour l'avenir.

Pour mémoire, la BPI sera (simplement) le résultat de la fusion d'Oséo (financement et garantie de prêts pour les PME, établissement financier qui date, à l'origine, des années 70) et de la partie capital-développement PME du Fonds Stratégique d'Investissement (créé sous la présidence Sarkozy entre l'Etat et la CDC...sa date de création étant dans le contexte actuel un "problème" !!).  


Deux points à mettre en avant sur cette idée (majeure) de la Présidence normale.


Le premier est l'ouverture aux régions d'un "droit de regard" sur les activités de cette banque publique.

Bien entendu, c'est un cadeau fait aux présidents socialistes des régions d'entrer dans une machine de financement, donc d'accroître le pouvoir sans contrôle de leurs baronnies dépensières.

On imagine la tentation de Mike et de John-Peter de jouer aux golden boys dans les Z.I. lorraines !

Les Cajas espagnoles sont bien là pour démontrer le risque que cette proximité pouvoir financier-pouvoir local engendre...Je ne vous fais pas de dessins pour anticiper des exemples possibles en Lorraine...

Rappelons aussi la décision stupide (une de plus) de MM Masseret et Le Déaut de ne plus investir dans l'Institut Lorrain de Participation, la Région Lorraine perdant son influence dans cet outil de capital-développement. En même temps que la Région abandonnait sa minorité de blocage, le champ d'intervention de l'ILP était élargi au Grand-Est sous pretexte qu'il n'y avait pas assez de dossiers en Lorraine !

Et aujourd'hui, ces mêmes responsables pleurnichent pour "financer" l'économie.

C'est ça une politique de gribouille.


Deuxième point, au moment où la concurrence internationale est ultra-vive, comment peut-on avoir cette vision de quartier pour agir sur la modernisation de l'économie française, sur la constitution de filières solides ?

En Lorraine, on voit bien, entre Chambley et Illange, le danger de ce regard local court-termiste. A la base, la BPI est mal construite. Il faut au contraire conserver la séparation entre Oséo et le FSI. Ce sont deux métiers différents ( à noter que ce projet de BPI est en contradiction avec le projet de séparation des activités bancaires...).


Et comme dit ma Grand-Mère, ce n'est sûrement pas en prenant deux flambeurs que le feu démarrera !

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié dans #politique géné

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Publié le 12 Septembre 2012

 

 

 

Pendant des années, le Président PS du CG de Meurthe-et-Moselle et ses acolytes ont utilisé tous les moyens départementaux (biens publics)  pour dénoncer "la dette" de l'Etat envers le département de M&M :

 

L'Etat doit 245 672 052 euros

 

au conseil général de Meurthe-et-Moselle.

 

Dans une interview dans L'EST (12/9/2012), le président socialiste du département ose affirmer qu'il n'a jamais imaginé de demander un quelconque remboursement de cette somme à l'Etat. Pire, il annonce qu'il renonce à cette créance comme les autres départements (de gauche). La raison, le changement de majorité politique.

Tant que le pouvoir central était à droite, MM Dinet et Klein n'ont eu de cesse d'appuyer leurs discours sur cette question. En donnant ce coup de gomme, ils démontrent une fois de plus qu'ils gérent la collectivité avec un biais scandaleux : l'exécutif départemental place "le parti" au-dessus de l'intérêt de la propre collectivité qu'ils dirigent.

Monsieur Dinet dont la gestion inflationniste des effectifs était déjà bien connue se révèle sous son vrai jour : le PS partout, le PS d'abord.

Comme dit ma Grand-Mère, on comprend mieux (aussi) cet "attachement" aux collectivités locales de la part du PS.

 

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié dans #LORRAINE VIE POLITIQUE

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Publié le 9 Septembre 2012

 

 

Connaissez-vous le jugement éclairé de Tante Léonie sur la couverture quotidienne ample du quotidien de Nancy sur les faits et gestes des notables anciens et nouveaux du parti gouvernemental ?

C'est plus L'Est, c'est Monaco-Matin (même si ma Tante Léonie a un faible pour le Prince Albert).

Alors amusant de voir au-dessus de la "tournée de rentrée des élus" (NDLR lol : élus du CG 54 PS), un compte-rendu de l'"université de rentrée" de la Fédé 54 dans le quotidien du jour !

Tiens, y'a pas notre Hervé Féron !

Mais sont présents les Députés Potier et Khirouni, le Sénateur Reiner et bien sûr le Vice-Président du CG 54, Mathieu Klein.

Comme dit ma Grand-Mère, c'était et je te pleure de voir que les médias n'ont pas assez relayé la baisse de la TVA sur le spectacle vivant, que l'individualisme monte (c'est ça qui monte ou plutôt les impôts sans réforme de structure ?), que l'équation est difficile et que - mirabelle sur la tarte - un second mandat sera nécessaire à François Hollande !

Le discours d'avant était tellement facile et brutal.

Mais on voit aujourd'hui poindre une volonté ambigüe, voire dangereuse.

Nous tenons tout, utilisons tout, oui, profitons-en pour nous maintenir.

Le parti gouvernemental commencera à être (peut-être) crédible, lorsqu'il décidera de s'attaquer frontalement à la réforme de l'Etat et d'abord aux mille-feuilles des collectivités locales.

La Meurthe-et-Moselle fait partie des 30 départements en danger financier (Cf. website Les Echos).

Avant même la question du cumul des mandats, règler la "quantité" de mandats dans un souci d'économies ?

 

 

 

 

 

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié dans #GRAND NANCY POLITIQUE

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Publié le 1 Septembre 2012

 

 

Après avoir été une cigale fiscale tout l'été, après avoir dansé à contre-pied contre l'Allemagne, après avoir "détricoté" des semaines durant les mesures économiques du gouvernement précédent, le pouvoir socialiste revient au front pour délivrer un discours anxiogène sur la crise.

Comme aucune décision n'a été encore prise sur l'Espagne (et pourtant, les réunions et  les rencontres avec le gouvernement espagnol  ont été plus nombreuses qu'entre François Hollande et Angela Merkel), les investisseurs et les grands décideurs économiques attendent et se protègent derrière les Bunds allemands ou les OAT françaises.

Si l'on ajoute que le consommateur-contribuable français a commencé son chemin de croix d'impôts, l'idée d'un grand coup de frein auto-produit par le pouvoir PS est plus claire.

Après avoir annulé le dispositif sur les heures supplémentaires (pourtant directement en lien avec les commandes, nerfs de la guerre pour une entreprise) et celui sur la taxe anti-délocalisation, trois mesures ont été mises en avant en Champagne.

-Les emplois "d'avenir" : dans le discours du Président, ces emplois "d'avenir" concernent d'abord la sphère para-publique, le monde associatif et mutualiste. On croit rêver. Les prélèvements sur le secteur productif partiront à tout vent...

-Le crédit-impôts-recherche ( excellent héritage des années Sarkozy, jamais voté par le PS) est maintenu...

-Enfin, cerise sur le gâteau, les régions font gérer les fonds structurels de l'UE. Cadeau politique du Chef de l'Etat PS aux présidents PS des régions (soit toute la métropole sauf 1). Mise à part la préparation des prochaines élections, quelle justification peut-on y trouver d'autres ? Au moment où les solutions doivent être nationales et les efforts tournés vers le grand large, c'est l'option du  saupoudrage.

Pour mémoire, plus de 80 Millions d'euros ont été engloutis par la Région Lorraine à Chambley. 80 Millions d'euros, c'est deux fois la taille de l'Institut Lorrain de Participation, outil régional de capital-développement constitué en 30 ans. La situation est tellement catastrophique que le seul espoir réside en toujours plus d'argent public. C'est ça une politique de développement économique "régionalisée" ? Le scandale de Chambley est bien là. Par connivence politique, le pouvoir central, indécis, déjà dépassé et faible, ferme les yeux. Comme dirait mon Grand-Père, il abandonne ses attributs.

 

 

 

 

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié dans #politique géné

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