Le blog de STANLEY DE LORRAINE
On peut la voir comme "manoeuvre".
C'est ainsi que la vie politique française est rythmée depuis...2007.
Disons que cette pratique est en fait plus ancienne que cela,
mais qu'elle a pris une ampleur inégalée.
Le but ultime n'est pas en réalité de gagner des noms,
mais plutôt de déstabiliser l'opposition politique.
Tout compte fait, les mains fragiles changent de camp.
Depuis dimanche dernier, cette malicieuse pratique a changé de tournure.
Il s'agit de mettre à plat les mouvements d'opposition démocrate.
Eviter qu'ils puissent présenter un quelconque danger.
Le vide au Ps - dont il a été si souvent question ici, au risque
d'être devenu "lassant", comme l'a dit Maxime Pisano - est bien entendu
du ressort des socialistes eux-mêmes.
Les nonistes ont ouvert la boîte de Pandore, ils portent une énorme responsabilité.
Coinçés entre leurs contradictions et la stratégie personnelle
de Ségolène Royal, les socialistes sont devenus spectateurs impuissants.
Le Modem, pourtant plus récent, est lui aussi sous la menace permanente
de manoeuvres obscures du pouvoir.
Il doit se structurer encore plus.
Les vertes sirènes ont certainement détourné l'attention.
Le stress du fondateur aussi.
François Bayrou a certainement des défauts.
Aux yeux du pouvoir, il en a un majeur.
Il dérange, parce qu'il refuse de rentrer dans ce "moule" politique qu'est l'Ump.
La direction donnée par le pouvoir doit pouvoir être discutée, débattue,
contestée, et en même temps, l'opposition démocrate doit montrer
ses différences.
Mais les manoeuvres du parti présidentiel, relayées par certains médias béats,
ne doivent pas cacher l'essentiel.
La déstabilisation de mouvements d'opposition est simplement inique.
Elle vise à faire le vide devant le pouvoir, qui n'aurait que ses extrêmistes en face.
C'est un certain François Mitterrand qui avait imaginé, en son temps, cette tactique...
Efficace ? A voir.
D’accord avec toi Pomponius, le passé aide à comprendre le présent mais quand même de là à retourner à « Giscard à la barre », il y a un pas ! Remarques, en matière de revolver, l’ancien plus jeune président n’a rien à apprendre, il a encore la gâchette facile et la rancune tenace : ce n’est pas Chirac qui dira le contraire ! Maintenant c’est vrai aussi qu’en reprenant les comportements de ses prédécesseurs qui étaient tous des « agneaux » notre président actuel peut paraître un tantinet flingueur mais alors façon tontons.
Merci cher Pomponius pour la flatterie mais contrairement à Maître Corbeau je n’y suis pas sensible (enfin j’aime bien quand même, mais pas trop) La référence double à Tonton concernait aussi Mitterrand ,qui n’avait pas son pareil pour flinguer les impertinents et qui malgré ses nombreuses casseroles a eu une carrière et une postérité que beaucoup de plus vertueux n’auront jamais .Je suis d’accord sur le problème du candidat quasi-imposé mais n’est-ce déjà pas là une preuve de la compétence future de l’individu que de réussir à se rendre incontournable ,à fédérer les ambitions ? Je ne suis pas un fan absolu de notre président mais je considère que c’était certainement la moins mauvaise solution lors des dernières élections et peut-être aussi lors des prochaines …en attendant XYZ ? (maintenant ils ont tous le syndrome JFK !)
Plus récent que les affaires UDF anciennes : http://www.libeorleans.fr/libe/2009/06/hervé-novelli-contre-france-3-centre-le-ministre-jette-léponge.html
Sur le fond, il me semble difficile d'entendre que primo le candidat UMP aux dernières élections aurait fait preuve de sa supériorité en s'imposant comme candidat unique : non, il y a eu preuve de son savoir-faire en matière de prise de contrôle d'un parti, preuve de son appétit de pouvoir, mais non preuve qu'il était le meilleur au sein de la droite. En plus, il y a eu un hold-up idéologique puisqu'il a réussi à se faire passer comme le candidat des conservateurs catho en passant à un troisième mariage une fois à l'Elysée, pour ne citer que cet exemple. Je passe sur le dernier argumentaire aux européennes qui m'a fait beaucoup penser au FN, soit dit en passant.
Ensuite, vous estimez qu'il y avait pire en face : ayant voté pour M. Bayrou au premier tour, je peux difficilement laisser passer cet argument. Madame Royal a des défauts, ce n'est pas Stanley qui me contredira :-), mais elle a des qualités aussi. En particulier elle a su commencer à proposer un nouveau projet de société, certes assez éloigné de certaines icônes socialistes, mais c'est nettement plus intéressant comme démarche que celle d'un Valls ou autre qui ne pense qu'à s'asseoir sur la chaise curule. Ce que personne ne semble vouloir saisir en ce moment, à force de se battre pour la candidature à la candidature, à part Dany le Roux qui justement n'a pas ce travers, c'est que la meilleure façon de stopper ce que beaucoup considèrent comme des abus actuellement, c'est de se mettre d'accord sur un projet de société qui tienne la route et de constituer une majorité alternative stable construite non pas sur une maison commune façon UMP mais sur une fédération, une entente souple entre trois groupes politiques (disons trois, parce que sans entrer dans la discussion sur l'abstention, 16+16 ça fait 32 face à 28 mais avec 8,5 de plus c'est plus solide et ça empêche le PS de se livrer à ses démons hégémoniques que ses derniers résultats n'autorisent pas).
Mon Dieu, je suis vraiment un impertinent et je vais me faire flinguer ? Pas grave, je crois en la résurrection ;-).
Pendant ce temps-là, M. Barroso n'est pas encore élu : courage, en voilà une bonne occasion de commencer à causer rapprochement entre orange, vert et rose...