plan campus : l'université de Nancy victime de...Michel Dinet

Publié le 29 Mai 2010

Le Président du Conseil Général de M & M, Michel Dinet, a renvoyé dans les cordes les universitaires nancéiens sur la participation du CG 54 au plan Campus...sous prétexte de son conflit financier avec l'Etat.

Ce petit jeu politique et politicien peut avoir ses raisons...électorales (les cantonales auront lieu en 2011...).

Mais encore une fois, les projets structurants pour l'avenir de Nancy et de la Région sont l'objet de blocages, d'indécisions,et donc, au mieux, de retards considérables.

Que Monsieur Dinet veuille être le chantre du combat socialiste contre l'Etat est une chose, mais le Président PS du CG 54 a montré maintes fois une orthodoxie financière à géométrie variable...des embauches politiques au CG aux multiples acquisitions pleines de charges futures (colline de Sion, Château de Lunéville, plan Proximit-e, futur centre des Mémoires...).

Pour une fois, mettre de côté les calculs politiciens pour être réactif sur un enjeu aussi important ( dont le Pôle Santé de Brabois) est indispensable pour Nancy...d'autant que l'Etat s'engage - pour une fois - plus que prévu (90 millions d'euros contre 70 au départ).

Les victimes de cette affaire sont avant tout les étudiants...mais le calcul du Président Dinet repose peut-être sur le fait que beaucoup d'étudiants ne votent pas du tout ou ne votent pas dans le département...alors...

Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié dans #GRAND NANCY POLITIQUE

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Pomponius 10/06/2010 18:43



Bonne idée de parler d'un sujet très problématique : il n'y aura pas d'Université lorraine si les transports en commun des étudiants ne sont pas payés par l'Etat. Pour être universitaire, je peux
affirmer que beaucoup d'étudiants comptent leurs sous : un mois de loyer et d'abonnement au train, ça compte énormément, au point que la session de rattrapage stupidement placée avant l'été est
vide à tous points de vue... Pas d'étudiants en juin pour se presser au rattrapage : s'ils n'ont pas eu l'année en mai, ils s'inscrivent directement dans un autre cursus pour la rentrée. Bref,
les étudiants ne paieront pas le TER entre Nancy et Metz. Ca promet pour les sections à petits effectifs qui sont menacées de n'être maintenues que sur un site : au lieu d'avoir trois pelés et
deux tondus on risque bien de n'avoir personne parce que les étudiants choisiront tout simplement un autre cursus. Mais bon, après tout les filières à petits effectifs ça passe pour coûter cher
(sauf qu'une bonne partie des cours est mutualisée avec des filières à effectifs plus gros) : peu importe finalement qu'elles concernent des niches qui ne sont justement pas offertes par la
fameuse et tant redoutée Université de Luxembourg...


Pour en revenir aux transports en commun, si les étudiants ne sont pas aidés, ce sont les enseignants qui devront bouger : ça fait moins de monde dans les rues pour manifester, c'est sûr. Mais si
les meilleurs se barrent faute de bonnes conditions de travail...