Florange : les grandes gueules veulent-elles traiter le dossier ?

Publié le 24 Novembre 2012

 

 

Le parallèle entre Florange et Skylander démontre une même méthode.

Les dossiers sont traités sans rigueur, on met tout sur la place publique.

Il fallait donner des coups de pied au c...du FSI dans un cas, après avoir "découvert" que le problème du Skylander était non seulement financier, mais aussi industriel (comme vient de le reconnaître M. le Préfet de Région...tout en continuant à faire des promesses).

Sur Florange, le Ministre en charge menace, vocifére en l'air.

Un Cégétiste déclare même que le temps des tractations secrètes est terminé ! Ah bon, combien de dossiers industriels la CGT a-t-elle coulée ces derniers mois ?


Oui, parce que Florange fait partie d'un système industriel intégré.

D'autres syndicats l'ont démontré.

L'idée, lancée par le gouvernement PS, de sauver Florange en coupant une partie des activités n'avait donc pas de sens.

Et que cela a fait perdre des mois précieux.


Aujourd'hui, le constat sur Florange est à la fois clair et lourd.

La solution passe forcément par un accord avec Mittal.

Et cet accord ne peut être ni le chantage, ni le bricolage.

Un deal, un vrai deal.

Le Président de la République, alors candidat, est venu à Florange dire qu'il "les" soutenait. Le Premier Ministre aussi, sans parler des multiples passages de la future Ministre de la Culture. Et sans même évoquer les engagements du Président PS de la région (toujours fort en paroles) et des parlementaires PS.

Assumez !

 

La seule issue est de monter un vrai projet industriel.

Pas la reprise d'un quart ou d'un tiers du site Florange !

Non, le reprise des activités d'Arcelor-Mittal en France,en Belgique et au Luxembourg....le groupe Mittal a un endettement important...

Du lourd, du très lourd.

Qui peut le faire ?

Les Etats concernés avec un vrai pilote industriel.

Cet industriel qui devrait avoir la responsabilité opérationnelle serait chef d'un consortium composé de partenaires financiers (publics et privés) et industriels (fournisseurs et clients).

Il faudra évidemment créer un choc compétitif pour sauver ce secteur.

Un groupe comme Areva a déjà dans le passé piloté des reprises lourdes (Creusot-Loire)...Ce n'est donc pas impossible...

Cela nécessite autre chose que des coups de menton des personnes en responsabilité.

Florange, c'est un tout, pas un peu, c'est aussi Ulcos.

Le gouvernement PS a ouvert la boîte, il doit assumer.

Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié dans #LORRAINE VIE POLITIQUE

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