de "la gravité de la crise" : ma présidence pour une betterave !

Publié le 1 Septembre 2012

 

 

Après avoir été une cigale fiscale tout l'été, après avoir dansé à contre-pied contre l'Allemagne, après avoir "détricoté" des semaines durant les mesures économiques du gouvernement précédent, le pouvoir socialiste revient au front pour délivrer un discours anxiogène sur la crise.

Comme aucune décision n'a été encore prise sur l'Espagne (et pourtant, les réunions et  les rencontres avec le gouvernement espagnol  ont été plus nombreuses qu'entre François Hollande et Angela Merkel), les investisseurs et les grands décideurs économiques attendent et se protègent derrière les Bunds allemands ou les OAT françaises.

Si l'on ajoute que le consommateur-contribuable français a commencé son chemin de croix d'impôts, l'idée d'un grand coup de frein auto-produit par le pouvoir PS est plus claire.

Après avoir annulé le dispositif sur les heures supplémentaires (pourtant directement en lien avec les commandes, nerfs de la guerre pour une entreprise) et celui sur la taxe anti-délocalisation, trois mesures ont été mises en avant en Champagne.

-Les emplois "d'avenir" : dans le discours du Président, ces emplois "d'avenir" concernent d'abord la sphère para-publique, le monde associatif et mutualiste. On croit rêver. Les prélèvements sur le secteur productif partiront à tout vent...

-Le crédit-impôts-recherche ( excellent héritage des années Sarkozy, jamais voté par le PS) est maintenu...

-Enfin, cerise sur le gâteau, les régions font gérer les fonds structurels de l'UE. Cadeau politique du Chef de l'Etat PS aux présidents PS des régions (soit toute la métropole sauf 1). Mise à part la préparation des prochaines élections, quelle justification peut-on y trouver d'autres ? Au moment où les solutions doivent être nationales et les efforts tournés vers le grand large, c'est l'option du  saupoudrage.

Pour mémoire, plus de 80 Millions d'euros ont été engloutis par la Région Lorraine à Chambley. 80 Millions d'euros, c'est deux fois la taille de l'Institut Lorrain de Participation, outil régional de capital-développement constitué en 30 ans. La situation est tellement catastrophique que le seul espoir réside en toujours plus d'argent public. C'est ça une politique de développement économique "régionalisée" ? Le scandale de Chambley est bien là. Par connivence politique, le pouvoir central, indécis, déjà dépassé et faible, ferme les yeux. Comme dirait mon Grand-Père, il abandonne ses attributs.

 

 

 

 

Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié dans #politique géné

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