"Centre des Mémoires" : ben, MM Dinet et Klein ont de l'argent !

Publié le 4 Juillet 2010

 

 

 

 

 

 

Le Conseil Général de M & M, dont le Président PS est à la pointe du combat

contre l'Etat mauvais payeur, est-il un Janus politico-financier ?


Tout le monde a pu constater que le refus d'investir dans le Plan Campus

(alors que l'Etat, pour une fois, est prêt à mettre la main à la poche) était justifié

par ce combat, le Conseil Général 54 prenant ainsi en otage ce projet

structurant pour les facultés scientifiques de Nancy pour quelques millions d'euros.


L'objection financière (on ne peut pas parce que l'on n'a pas d'argent...

à cause de l'Etat !) se heurte quand même au lancement du Centre des Mémoires

par ce même Conseil Général de M & M.

Sous cette appellation (....), c'est la construction des Archives Départementales

sur le site de l'ancienne Ecole Normale (quartier Scarpone à Nancy).

L'idée, très discutable sur le fond,  est quand même.... à 31.5 Millions d'euros !

Millions d'euros impossibles là, millions d'euros trouvés ici ?

Ben, oui, pour faire court.


La soi-disante rigueur financière des élus socialistes Michel Dinet et Mathieu Klein est

 à géomètrie variable !

Quelques contours mouvants de la politique d'investissement de ce département PS

...et pour mémoire...

- l'achat du malheureux château de Lunéville ( à la municipalité socialiste

  d'alors )...

- l'achat de la colline de Sion...les étoiles sont de gauche..comme la Lune...;)

- mais  les retards dans la construction  de la Voie de l'Amezule...

- et le blocage du Plan Campus...

- mais, en face, un sommet...avec le gouffre du plan PROXIMIT-E....

  Oui, il serait intéressant d'étudier le ratio investissement par abonné de ce plan

  départemental !

  Un peu comme le ratio boulodrome - bouliste de la municipalité PS

  de Villers-lès- Nancy !

  Avec Proximit-e, on devrait dépasser tous les chiffres de la folie TMT,

  l'époque de Jean-Marie Messier !

  La précipitation du CG 54 aurait englouté environ 70 millions d'euros...

 

En un mot, de Chambley à Proximit-e,  les Socialistes lorrains ont crée la

" dépense idéologique" :  dépenses no limit d'un côté.........et un oursin de l'autre !


 

Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié dans #LORRAINE VIE POLITIQUE

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MD 19/08/2010 17:07



Pourquoi  "très discutable sur le fond" ?



OSC 07/08/2010 18:02



Réponse au commentaire : je ne sais pas si cette idée de la fusion est bonne ou mauvaise (j'aurais envie de dire non a priori, mais ce n'est qu'un apriori), mais je pense cependant que vous vous
trompez. L'idée n'est probablement pas de monter des cursus à la fois à Nancy et à Metz (ou alors à la marge), mais juste de "fédéraliser" les universités de Lorraine pour leur donner une
meilleure visibilité au plan national (voire régional/continental). À mon avis le modèle de référence est davantage dans les "University of State in City" d'Amérique du Nord (UCLA, UQAM, etc.),
que dans une seule et même structure unifiée qui ne pourrait, de toute façon, pas fonctionner.


Vous dites enfin que les étudiants ne sont pas prêts à payer le train ; qu'en savez-vous, de leur propension marginale à payer le TER pour aller étudier ? On peut en outre imaginer que des
bourses/subventions/tarifs spécifiques soient mis en place pour diminuer l'impact sur le budget de ces déplacements (éventuels, car une fois encore je reste persuadé que les cursus bi-localisés
n'existeront qu'à la marge, et n'auront pas vocation à se multiplier encore et encore).



Pomponius 05/07/2010 23:47



Le problème serait de se demander pour qui exactement le projet de fusion des Universités de Lorraine est exaltant... Il faut voir que les distances ne sont pas appréciées de la même manière par
tous : 36 mn de Ter (mais ne pas oublier le temps mis ensuite pour rejoindre le campus concerné, ils ne sont pas tous à dix minutes à pieds comme la Fac de Lettres ou celle de Droit à Nancy), ce
n'est rien quand on est habitué à Paris, ses bus, son métro, son RER, c'est énorme quand on ne bouge presque pas, ou alors quand on fait déjà une heure Epinal-Nancy sans avoir la moindre envie de
pousser jusqu'à Metz. 


Le coût ensuite : les étudiants ne veulent pas payer le Ter, combien de fois faudra-t-il le dire ? Combien de fois devra-t-on répéter que beaucoup des étudiants ici sont de milieux modestes et
comptent déjà leurs sous pour rendre les clés dès fin mai, ne pas payer le train Epinal-Nancy de juin à septembre ? Mais personne ne semble vouloir entendre, on ne va pas se gâcher les
perspectives avec des détails sordides de cet ordre... 


Le premier qui dira ouvertement qu'il ne veut pas de la fusion fera un carton : ça nous changera des contorsions de beaucoup se disant favorables à l'idée (ben oui, quoi, quelle beeellle idée)
tout en refusant les modalités alors que c'est la fusion même qui leur reste en travers de la gorge. Non, la fusion n'a rien de motivant, sauf pour la poignée de collègues qui se voient déjà sur
le trône de superprésident d'une superUniversité avec la superprime qui ira avec. La vérité, c'est que beaucoup dépriment, sont démotivés dans leur activité d'enseignement et de recherches :
combien partent avec des mutations, et combien partiront encore (je n'attends que ça, à titre personnel) ? 


Et on nous parle de Strasbourg : oui, mais Strasbourg c'est un seul site (pas fous, ils n'ont pas fusionné avec Mulhouse), c'est trois Universités sans doublons en termes de cursus. La Lorraine à
côté, c'est deux filières de mathématiques-informatiques concurrentes à Nancy même : celle de Nancy 1 fac de sciences, et celle beaucoup moins connue de Nancy 2 fac de sciences humaines. La
Lorraine c'est deux sites différents avec une heure de trajet du Saulcy jusqu'à la place Godefroy de Bouillon, c'est des doublons en matière de formation à n'en plus finir, des rigolos qui rêvent
de ne laisser certaines formations que sur un seul site en ne voyant pas que beaucoup de cours sont communs à des cursus différents, en croyant que les étudiants vont suivre en faisant 10+12
alors que ça fera 10 + 2 qui ne changeront pas de cursus pour éviter le Ter. 


Alors oui, la fusion c'est déprimant mais personne ne le dit, et en avant la musique ronflante de la Grande Université de Lorraine, de l'excellence etc... C'est insupportable comme chaque fois
que les discours sont éloignés au possible de la réalité de terrain. Personne n'en veut de la fusion, sauf la poignée d'agités de la prime ; tout le monde s'en fout de l'excellence, du moment que
les élites locales sont bien reproduites dans les fac de médecine et de droit et que l'on forme la France d'en bas chez les autres. Les moyens pour travailler sérieusement sont des plus limités
avec un mois d'août sans BU : prière d'aller à... Strasbourg, no comment.