politique française : la guerre froide recommence

Publié le 13 Juin 2009

On peut l'appeler "ouverture".
On peut la voir comme "manoeuvre".
C'est ainsi que la vie politique française est rythmée depuis...2007.
Disons que cette pratique est en fait plus ancienne que cela,
mais qu'elle a pris une ampleur inégalée.
Le but ultime n'est pas en réalité de gagner des noms,
mais plutôt de déstabiliser l'opposition politique.
Tout compte fait, les mains fragiles changent de camp.
Depuis dimanche dernier, cette malicieuse pratique a changé de tournure.
Il s'agit de mettre à plat les mouvements d'opposition démocrate.
Eviter qu'ils puissent présenter un quelconque danger.
Le vide au Ps - dont il a été si souvent question ici, au risque
d'être devenu "lassant", comme l'a dit Maxime Pisano - est bien entendu
du ressort des socialistes eux-mêmes.
Les nonistes ont ouvert la boîte de Pandore, ils portent une énorme responsabilité.
Coinçés entre leurs contradictions et la stratégie personnelle
de Ségolène Royal, les socialistes sont devenus spectateurs impuissants.

Le Modem, pourtant plus récent, est lui aussi sous la menace permanente
de manoeuvres obscures du pouvoir.
Il doit se structurer encore plus.
Les vertes sirènes ont certainement détourné l'attention.
Le stress du fondateur aussi.
François Bayrou a certainement des défauts.
Aux yeux du pouvoir, il en a un majeur.
Il dérange, parce qu'il refuse de rentrer dans ce "moule" politique qu'est l'Ump.
La direction donnée par le pouvoir doit pouvoir être discutée, débattue,
contestée,  et en même temps, l'opposition démocrate doit montrer
ses différences.

Mais les manoeuvres du parti présidentiel, relayées par certains médias béats,
ne doivent pas cacher l'essentiel.
La déstabilisation de mouvements d'opposition est simplement inique.
Elle vise à faire le vide devant le pouvoir, qui n'aurait  que ses extrêmistes en face.
C'est un certain François Mitterrand qui avait imaginé, en son temps, cette tactique...

Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié dans #politique géné

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philippe 05/07/2009 08:06

Y a t'il encore aujourd'hui une gauche et une droite ? la guerre froide entre les USA et l'URSS n'existe plus d'ailleurs l'URSS non plus. Et quand le mur de Berlin est tombé, il n'y avait plsu de danger !

Pomponius 17/06/2009 21:53

Oublié une chose : je ne crois pas à la possibilité d'un Obama en France, parce que le personnel politique en France se distingue par sa longévité. Un Mitterrand a été élu à la troisième tentative : sa carrière avait commencé en 1946. Un Chirac a été élu à la troisième tentative sauf erreur : il avait déjà commencé sa carrière en 1968. Pour un Dutreil qui s'éloigne provisoirement peut-être, pour vendre du Vuitton à New-York, combien s'accrochent ?A comparer avec M. Helmut Schmidt en Allemagne... Alors oui, on dira que l'actuel Président a été élu du premier coup : mais ce n'était pas un nouveau en politique, il avait commencé en 1977 comme conseiiler municipal avant de prendre d'assaut la mairie de Neuilly au début des années 80. Il a été ministre dès 1993, au budget hélas ce qui avait déjà révélé son goût de la vie à crédit aux dépens des finances de la nation.

Pomponius 17/06/2009 21:39

Exact, Titus Pomponius Atticus. Pour le reste, non moi non plus je ne parierais pas sur la réussite de l'offensive contre M. Barroso : c'est à suivre avec intérêt en tout cas. 

Dédé la pointe 17/06/2009 21:27

Effectivement ,Atticus m'avait échappé et je dois reconnaître que sa vie edifiante le désigne parfaitement comme "égerie" de financiers.D'accord pour dire que les qualités de Danny le rouquin ont largement contribué à la réussite de l'improbable alliance mais je ne parierais pas sur la réussite des antis Barroso ,et même  ça devrait être le point de départ de l'éclatement  des  tentatives de regroupement des PSE - verts-front de gauche et autres. 

Pomponius 17/06/2009 16:43

Il y a un troisième Pomponius, celui qui a inspiré un fonds de placement américain dirigé par Lord Nathaniel Rothschild :-). Je vous laisse trouver lequel.Je ne pense pas exagérer, vous me semblez plutôt minorer : M. Cohn-Bendit est allemand, certes, mais n'est-ce pas plutôt son savoir-faire politique bien connu qui lui a permis de faire tenir une alliance par ailleurs assez folklorique entre ex-nonistes et  européens convaincus ? Je n'ai pas dit qu'on arrivera à cette alliance, qui n'empêche pas du tout et même demande un leader : le catalyseur on l'a, mais il faut un candidat au bout du compte aux prochaines présidentielles, on est tous d'accord. Je pense que là n'est pas la priorité cette année, et qu'il vaudrait mieux se mettre d'accord sur une plate-forme, d'autant que les choix souvent très idéologiques du Président actuel devraient aider à la réflexion. Le PS n'en est pas capable actuellement, depuis un moment en fait ; le Modem a commencé ; les Vertes sont porteurs aussi. On va déjà voir si l'alliance qui existe déjà de facto contre M. Barroso va marcher.Ce n'est pas gentil pour Pomponius Mela, ce que vous dites, c'est quand même un des pères de la géographie :-).