Les Ecos

Publié le 8 Octobre 2007


Le dossier des opérations sur les actions EADS fait couler beaucoup d'encre et de paroles.
François Hollande ( PS ) est - bien entendu- intervenu sur le sujet
avec "sa" proposition miracle : supprimer les stocks-options.

Pour mémoire, ce sont des options d'achats d'actions attribuées aux cadres
de l'entreprise avec un prix fixé à l'avance et une durée limitée, 5 ans souvent.
Quand l'entreprise les attribue (sur des critères discrétionnaires, souvent d'ailleurs pour
fidéliser ses cadres ), elle doit acheter les actions en bourse pour répondre plus tard
( et éventuellement ) à la levée de l'option par les salariés.
Exemple :
L'entreprise achète 1000 actions E à 17 euros en bourse.
L'entreprise attribue  1000 options d'achat d'action E à 15 euros à des cadres.
Le prix d'exercice est plus bas ( souvent ) pour que cette option ait de la valeur,
en terme de motivation et de fidélisation.
Ce mécanisme entraîne pour l'entreprise une perte comptable (différence entre 17 euros et 15 euros).
Ce sont donc les actionnaires qui voient leurs bénéfices imputés d'autant.

Donc en supprimant les stocks-options, on "augmente" les bénéfices de l'entreprise
et on perd le côté motivation pour les salariés.
La proposition (encore une fois facile) de François Hollande n'est pas une réponse.
La question essentielle est celle du contrôle des dirigeants des grandes entreprises.
Il faut des contre-pouvoirs...comme en politique.
Le Medef de Laurence Parisot ne parle pas de ce problème de gouvernance des entreprises.
Il n'évoque que la question fiscale, alors qu'il en va de sa responsabilité morale.
Les représentants des syndicats pourraient avoir ce rôle,
s'ils acceptaient le système des fonds de pensions des salariés,
qui leur donnerait un poids..financier.


Laurent Hénart est rédacteur d'un jour (ce lundi) dans Les Echos.

Il a écrit 2 articles.
Un sur les députés chevronnés et un sur Bouygues qui monte dans le capital d'Alstom.
Intéressant.
Laurent Hénart qualifie la stratégie de  Bouygues de  "prudente ".
Bouygues a été très audacieux à certains moments (achat de Tf1,
investissements dans les Télecoms, dans Alstom).
Et il a gagné ses paris...c'est sa force aujourd'hui.

Il y a aussi un texte de VRD dite Valérie Rosso- Debord,
qui parle de son expérience de nouvelle députée.
A lire...




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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié dans #Archives

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