Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /Sep /2007 18:09
 
Le poids de la crise financière commence à peser dans les têtes politiques.
Les prophètes de malheur comme les couards électoralistes sont à la fête.
Mais comme souvent, la conjoncture est aussi imprévisible que complexe.

La tonne de blé a atteint vendredi les 300 euros, record historique contre
130-140 en avril dernier.
Conseil de ma grand-mère : achetez des pâtes et ne bougez plus...
La Banque Centrale Européenne, décriée à droite comme à gauche, n'y est pour rien !
La spéculation est le problème majeur.
C'est un peu l'héritage financier du 11 septembre.
Il a fallu ouvrir les vannes du crédit pour combler la fermeture de Wall Street
et la panique des marchés financiers.
Les  taux d'intérêt ont été baissés fortement pour relancer la machine.
Les rendements sans risque sont devenus inattractifs et la spéculation s'est emparée
des matières premières et des métaux, portés par la croissance en Asie.
On paie cette situation aujourd'hui.
(voir l'interview du Gouverneur de la Banque de France dans Le Monde d'aujourd'hui).

Reconnaissons pour une fois que notre pays n'est pas au centre du monde et
que les réformes sont nécessaires.
Les régimes spéciaux sont des archaïsmes ruineux.
L'illusion d'une France riche est pratique pour ne rien faire.
Et la question des déficits et des dettes publics n'est pas réglée.

On assistera sans doute à une fracture forte à gauche sur ces questions.
Mais un PS qui ne veut rien faire est condamné par sa gauche comme par sa droite.
Enfin, en centriste, regardons aussi les âmes fortes à droite.
On verra les courageux...
Par STANLEY DE LORRAINE - Publié dans : Archives
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