Publié le 1 Octobre 2017

En quelques semaines, deux vieux dossiers ont ressurgi sur les radars nancéiens. Cette coïncidence est étonnante pour qui était habitué aux pas de loup d'André Rossinot quand il était Maire de Nancy. "Attendez, c'est en cours, nous sommes sur le dossier", etc...

Mais depuis peu, le tandem Rossinot-Hénart qui contrôle la métropole et la ville semble s'engager sur une voie différente...et inhabituelle. Alors que les actuels travaux rendent le centre-ville de Nancy cauchemardesque pour les malheureux automobilistes, voici que deux dossiers laissent sans ambiguïté penser que le pire va arriver.

Tram 2 et Thiers 2 sont les noms de ces cauchemars à venir. Tram 1 et Thiers 2 sont bien connus des "petits" et grands Nancéiens. Leur simple évocation suscite aussi un grand malaise : échec total pour le premier, défiguration du quartier de la gare dans les années 1970 pour le second.

Tram 2 sera évidemment une calamité nécessaire. Même si l'on doit s'interroger sur cette enveloppe de 250 Millions d'euros qui est annoncée pour reconstruire la Ligne 1 !

Etouffant l'immeuble Excelsior, Thiers 2 entraînera aussi des travaux dans le quartier de la Gare. En décembre dernier, le Conseil Municipal a voté le protocole visant à vendre les emprises foncières publiques au promoteur privé de Thiers 2. Cette résolution a été largement adoptée si ce n'est une voix contre (Françoise Hervé) et l'abstention du groupe Nancy Ville Meilleure (groupe d'opposition de gauche). Une pétition contre ce projet est en cours, elle prend de l'ampleur chaque jour : avis aux amoureux du Patrimoine Ecole de Nancy, le temps presse.

Si l'on ajoute à Tram 2 et Thiers 2  le monstrueux projet du Maire de construire un bâtiment de verre (de 25 Millions d'euros) dans le jardin du Palais Ducal, une partie de la Vieille Ville sera alors incluse dans les zones de travaux. 

Nul besoin d'être expert pour imaginer les conséquences économiques pour le commerce nancéien de cette multitude de pelleteuses en action.

La main habile qui a réussi à "absorber" politiquement le fiasco de 150 Millions d'euros de la Ligne 1 du Tram semble avoir disparu des radars.

La gouvernance actuelle de la ville, sans écoute et sans finesse, est clairement en cause. Reste alors la mobilisation démocratique des citoyens qui peut inverser le cours des choses...

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Publié le 12 Septembre 2017

Les Journées du Patrimoine approchent à grands pas, et nul doute qu'elles seront l'occasion, à Nancy comme ailleurs, de découvrir ou redécouvrir de grandes et petites choses d'Art et d'Histoire qui font le creuset de notre environnement.

Il est de bon ton de se réjouir de toutes ces démarches individuelles et collectives vers ce qui fait notre bien commun, le patrimoine de notre ville. Mais 2017 n'est pas une année ordinaire pour le patrimoine à Nancy.

Deux annonces (déjà commentées ici) ont été faites par le Maire de Nancy. Elles auront des conséquences particulièrement lourdes sur deux sites emblématiques de la ville.

La première concerne l'autorisation de construire une seconde tour Thiers face à l'immeuble de l'Excelsior. Marcel Martin en a rêvé, Hénart va le faire ! A moins que la mobilisation qui commence (une pétition est lancée) n'arrive à stopper ces tonnes de béton à venir.

La seconde annonce touche au cœur historique de Nancy, le Palais Ducal. Plus de 5O Millions d'euros seront dépensés pour ce que la Municipalité appelle "la rénovation du Musée Lorrain". Les jardins du Palais Ducal vont disparaître pour faire place à un bâtiment de verre massif et coûteux (environ la moitié du coût total). En dépit du flou entretenu par la Municipalité, il n'y a aucun crédit*, ni aucune date pour la restauration de l'Hémicycle de la Carrière et du Palais du Gouvernement, patrimoine mondial de l'Unesco, qui en a pourtant besoin rapidement.

Bien entendu chacun a ses contraintes, ses soucis, mais peut-on rester passif sur ce qui constitue l'âme même de Nancy ?

 

* Pour mémoire, à l'origine, le projet qui incluait l'ensemble de l'Hémicycle de la Carrière était évalué à 100 Millions d'euros. Ce chiffre est désormais gommé des documents officiels. Le projet d'aujourd'hui (coût de départ voté par le Conseil Municipal** de 50 Millions d'euros) n'a que deux composantes : la construction du "bâtiment en verre" et la rénovation proprement dite du Musée Lorrain.

 

** à l'exception de 2 votes contre, dont celui de Françoise HERVE, adjointe au Patrimoine, démise de ses fonctions par le Maire à la suite de ce vote.

 

 

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Publié le 27 Août 2017

Mais quelle mouche a piqué Bertrand Masson, président du groupe d'opposition "Nancy Ville Meilleure" ? Oui, Monsieur Masson est pourtant d'habitude un homme pondéré dans son action politique. Oui, qu'est-ce qu'il lui a pris ? Répliquer ainsi sur le dossier de la seconde tour Thiers, c'est quand même inhabituel.

Précision ! Ce n'est pas au Maire de Nancy que s'adresse cette réplique. C'est à son camarade socialiste, Hervé Féron, Maire de Tomblaine, que Bertrand Masson a répondu avec cette tonalité plutôt brusque.

Le Maire de Tomblaine et président du groupe de gauche à la Métropole du Grand Nancy s'est fendu d'un post critiquant l'autorisation donnée par le Maire de Nancy de construire une seconde tour Thiers. Hervé Féron conteste le projet de seconde tour qui devrait être construite face à l'immeuble de L'Excelsior, lieu magique de Nancy. Et bien, non, pour, Bertrand Masson, président du groupe d'opposition, cette construction sera parfaite : il a vu les plans dans le bureau du Maire !

Notons au passage que le groupe d'opposition municipale approuve cette construction pour occuper "une pelouse vide". Il est vrai que le Cœur de Ville qui se construit à quelques dizaines de mètres de là n'a plus ce problème : l'espace sera complétement bétonné...tout comme l'est déjà la future ex-Place Thiers. Le béton devient donc consensuel !

Non, ce qui est plus ennuyeux, c'est la lecture des plans des grands chantiers faite par le groupe d'opposition. Ce que voit le groupe Nancy Ville Meilleure sur les plans semble techniquement problématique. C'était déjà le cas pour le projet du Musée Lorrain. Sans arrogance, il y a un vrai souci dans les argumentaires si positifs de Nancy Ville Meilleure. 

Ainsi cet extrait du communiqué sur le projet du Musée Lorrain :

"Dans le détail, nous notons que la construction contemporaine désormais envisagée en lieu et place du bâtiment dit « de fond de cour » respecte mieux la volumétrie du bâtiment actuel, s’inscrivant en continuité du bâtiment des Ecuries, qui sera conservé tout comme le mur de Balligand". (Ceci n'est qu'un extrait parmi d'autres choses, le texte complet se trouve sur le site de Nancy Ville Meilleure).

Mesdames et Messieurs de "Nancy Ville Meilleure", avant les premiers coups de pioche, vos certitudes sont-elles vraiment...certaines ?

 

 

 

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Publié le 27 Juin 2017

A Nancy, dans quelques jours, va commencer l'oral de rattrapage de l'option Macron pour ceux qui ont raté l'épreuve du choix gagnant lors de la dernière Présidentielle.

Officiellement cela s'appelle un "séminaire gouvernemental". Et Nancy dont le Maire devra passer ce rattrapage est la première ville étape de ce nouveau tour de France

Au regard de la vague "en marche", le parcours stop and go du Maire (et président du petit Parti Radical) est assez impressionniste.

Etre élu Maire à la tête d'une équipe municipale constituée en même temps de pro- et d'anti-Mariage pour tous, puis être élu Président du poreux Parti Radical, accueillir ostensiblement à l'Hôtel de Ville l'ex-Ministre Macron, s'afficher plus tard au débat télé du premier tour derrière le candidat Fillon, tout en continuant la campagne du non-candidat Juppé, envoyer ensuite au casse-pipe des législatives deux de ses adjoints sous étiquette LR-UDI. Et in fine, accueillir en simple spectateur le premier séminaire du Gouvernement "en marche" au complet.

A force peut-être de trop penser en "vieux monde", qui avait ses codes et ses coups habituels, L. Hénart n'a pas vu venir le vent, il n'a pas franchi le Rubicon.

Les jolies photos et les beaux sourires seront de la partie le 30 juin et le 1er juillet à Nancy, mais il restera une impression de gros bug politique en cet été 2017.

A suivre... 

( MàJ 28/6)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 28 Mai 2017

Pas certain que cela dure encore une décennie.

L'actualité régionale est toujours aussi dense et surtout tellement "saisissante".

Le pays devient "ROSSINOTIEN", du nom de l'ancien Maire de Nancy et actuel Président de la Métropole ! 

Ces législatives le montrent !

Avant, pour gagner, on débauchait dans le camp d'en face deux ou trois "indépendants"  et on cherchait aussi un candidat bidon qui se ralliait amicalement le soir du premier tour...Le tour était joué !

Maintenant, un même camp peut avoir (sans souci et sans vraiment se cacher) deux voire trois candidats, et donc deux ou trois chances de gagner...au lieu d'une seule ;)

Le rêve devient réalité, en attendant...le retour du boomerang.

Ce boomerang pourrait se nommer "divisions fatales" ou "montée des extrêmes".

C'est ce que ma grand-Mère continuera à scruter avec vigilance !

 

Pour les visiteurs anciens ou récents, ce tout premier post daté du 28 Mai 2007.

Merci à Overblog de m'y avoir fait penser !

 

 

ENFIN LIBRE !

Publié le 28 Mai 2007

On ne pouvait plus attendre !

La pression était trop forte ...

Même ma grand-mère était prise pour cible...

Alors, voilà le début d'une e-aventure qui commence avant les élections législatives...et qui devrait
au moins aller jusqu'aux municipales...

Les posts seront liés à l'actualité politique, économique, culturelle, enfin tout comme je veux !
A bientôt...

STANLEY DE LORRAINE... et sa grand-mère

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Publié le 21 Mai 2017

Le choc de la présidentielle ne fait que commencer dans le monde politique. Les lignes établies dans les années 1970 sont en mouvement.

Ce qui se déroule sous nos yeux à Nancy va dans ce sens. Parce que les gestes et les discours officiels ne correspondent plus à l'action conduite dans l'ombre, celle des sms et des discrets coups de fil.

Qui peut croire, un instant, à un désaccord stratégique sur les grandes lignes de la politique nationale entre le nouveau maire et l'ancien, actuel Président de la Métropole du Grand Nancy, tous deux  hautes figures radicales ?  L'ancien Maire se prononce pour un rapprochement avec la nouvelle "majorité présidentielle". L'actuel Maire de Nancy paraît en retrait...dans les mots publics.

Ne rêvons pas, la vraie question n'est pas philosophique. Elle est simplement comptable !

Et c'est la seule inconnue du moment : le Président de la République disposera-t-il à l'Assemblée d'une majorité absolue ou une majorité relative nécessitant "un appui" ?

Après avoir fait la campagne des primaires de la droite et du centre avec Juppé, le Parti Radical n'a jamais coupé le fil avec François Fillon en dépit d'une incroyable absence sur le terrain. Ainsi, le discours tenu était tout fort sur "nos valeurs humanistes", tandis que dans la discrétion de bureaux parisiens, une seule question était posée : combien de circonscriptions ?

Face à la montée des extrêmes, la préoccupation de ces responsables de l'UDI n'a été que celle des investitures...

Alors oui, la nouvelle donne politique est d'abord une question de chiffres. Les étiquettes pourront changer...après. Peu importe le contour exact de la politique gouvernementale ou les idées jadis défendues devant les électeurs de la Droite et du Centre.

Les Nancéiens se retrouvent, à l'insu de leur plein gré, ballottés dans les calculs du petit Parti Radical qui dirige la ville depuis quelques décennies...et qui se rêve en pont entre les "deux mondes" ?

A suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 25 Avril 2017

Le second tour de la présidentielle se passera sans François FILLON et sans le projet de François FILLON. Avec beaucoup d'autres, j'ai cette forte déception. La campagne de cette présidentielle se termine par l'élimination du candidat de la droite et du centre, forces républicaines essentielles depuis plus de 40 ans. Il restera longtemps une amertume, voire une forme de colère liée à cette campagne. Mais c'est ainsi la Démocratie.

François FILLON a apporté son vote à Emmanuel MACRON. Son discours a été digne et totalement républicain. C'est la seule voie face à Marine LE PEN, la candidate dangereuse.

Le paysage qui se recompose sous nos yeux est édifiant. Ceux que l'on n'a jamais entendu (ou si peu) ces dernières semaines osent faire des appels à mobilisation devant le danger. Des politiciens malins, on le voit clairement localement, utilisent cette situation pour changer la leur. Et d'abord tenter de sauver leur chance aux prochaines élections. Pas sûr que ce spectacle aide à repousser longtemps le risque fatal...La Nature a horreur du vide, on peut surtout se dire que l'occasion fait le larron !

C'est ainsi que se déroulent les heures qui passent. Aider en cela par une arrogance perçante du candidat MACRON. Chasser le naturel....Comme le soulignait François BAYROU en septembre 2016 (donc il y a des siècles ;) ), le sans doute futur Président de la République est "entouré" de lobbies liés à des grands groupes financiers. Cette porosité a été constatée durant son ministère à Bercy (sous "l'autorité" de François HOLLANDE et de Manuel VALLS). Cette situation non clarifiée - avec la complicité de beaucoup de grands médias - porte en elle un risque considérable pour son autorité future. Demander de surcroît un plébiscite quand on est  l'héritier révélé de François HOLLANDE est une erreur certaine.

On ne combat pas des extrêmes par des images, par des hurlements ou par de la démagogie dépensière, mais avec des solutions claires et courageuses. L'état de nos finances publiques est connu. La comparaison de notre situation avec celle de nos grands partenaires est inédite et terrible. C'est par une nette diminution, annoncée puis réalisée, des prélèvements publics sur l'économie nationale que l'on reviendra dans un cercle vertueux.

Un éditorialiste américain (du New York Times) a écrit un article au titre limpide : "Work, Mr Macron, Work". Avant le second tour, le candidat MACRON, si bien protégé par les médias amis, devrait être transparent sur son entourage et précis sur ses engagements budgétaires de présidence...Ici et maintenant ;)...C'est le minimum à donner aux Français républicains.

Chaque citoyen a une seule voix et c'est l'addition qui fait ou non une majorité (Jacques de la Palice).

 

 

 

 

 

 

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Publié le 20 Avril 2017

ALTICE*, le groupe du financier franco-israélien Patrick DRAHI  a pris le contrôle de l'opérateur télécom SFR (avec l'autorisation d'Emmanuel MACRON, alors Ministre, et en dépit de la structure de holdings basés à Luxembourg et à Guernesey, paradis fiscaux).

L'achat de SFR a été réalisé par un énorme montage de multiples crédits. ALTICE rembourse sa dette avec les profits de SFR. Dit plus clairement, le cash de SFR paie la dette d'ALTICE. Pour "utiliser" totalement la trésorerie de SFR (ce que lui paient les millions d'abonnés), il faut juridiquement consolider intégralement la société SFR dans le groupe ALTICE. Or dans le domaine des télécoms, les opérateurs ont des obligations vis-à-vis des autorités de tutelle pour réaliser les investissements en "utilisant" une partie de leurs recettes. Tous les opérateurs interviennent via des licences accordées par l'Etat.

ALTICE a voulu lancer une OPA sur la part encore cotée en bourse qu'il ne détient pas. L'AMF a mis en véto en octobre dernier = pas d'OPA, donc pas de filialisation à 100 % de SFR dans ALTICE. En dépit de ce véto, ALTICE contourne le problème en achetant en bourse des blocs d'actions SFR. Cette semaine encore.

Y-a-t-il eu une réaction des pouvoirs publics et autres organismes de "contrôle" ?

Non.

Alors si vous le voulez, achetez quelques actions SFR en bourse et gardez-les ;)

 

* Le groupe ALTICE est actionnaire de BFMTV, LIBERATION, L'EXPRESS, etc...

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 12 Avril 2017

Je comprends la difficulté de faire un choix à l'issue de cette campagne présidentielle tellement inédite.
Les médias ont centré leurs attaques sur le candidat de la droite et du centre.
Bien entendu, les faits rapportés (oui rapportés et non jugés, le seront-ils d’ailleurs ?) ont entraîné un trouble.
Mais jamais cela n’a été aussi dense et systématique.
Est-ce que les « autres » candidats ont été scrutés de la sorte ? Non bien entendu.
Que sait-on de HAMON, MELENCHON, POUTOU ou LE PEN ? Rien ou si peu. Et pour prendre un exemple précis, on aurait pu regarder le bilan à Bercy du chouchou des médias, MACRON. Il est  très contestable avec une série jamais connue de rachats de grands groupes français par des sociétés étrangères (Cf. ALSTOM Power par GENERAL ELECTRIC, LAFARGE, TECHNIP, ALCATEL, etc…). MACRON a comme bilan un énorme bradage des intérêts français en seulement deux ans !  Sans parler des autorisations données par le ministre (et le gouvernement) au groupe DRAHI (basé dans les paradis fiscaux) pour racheter SFR (puis BFM, puis Libé, puis L’Express). Ni de la présence du bras droit de DRAHI dans le staff de campagne de Macron...

Mais comment dire les choses ?
Que voulons-nous ?
Est-ce qu’un président doit être un beau parleur, un pote, un homme sympathique ?
Ou est-ce qu'un président doit avoir de l’épaisseur dans un contexte national et international aussi tendu ?

Le niveau du chômage et le niveau de la fiscalité en France sont devenus insupportables.
La cause première de cette situation se trouve dans le niveau inégalé de la dépense publique* : les prélèvements atteignent des niveaux records, augmentant le coût du travail, bloquant les initiatives privées et entraînant la casse économique et sociale.
L’écart entre la France et l’Allemagne se creuse, mettant en danger la continuation de l'Union Européenne face aux USA et à la Chine.
En France, nous aurons aussi besoin d'une majorité parlementaire cohérente pour faire de vrais changements. Le rêve d’une coalition est une chimère en France, face aux problèmes posés.

Voter c'est choisir, et le  choix électoral se fait par défaut, par comparaison ou par conviction pour la France. Pour moi, c'est François FILLON.
Voilà c’est écrit, sans doute trop vite...

* Le seuil de 100 % de dette publique par rapport au PIB français vient d'être franchi.

 

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Publié le 2 Avril 2017

#Macron a été ministre de l'économie de mi-2014 à fin août 2016. En avril 2017, tout semble oublié, et surtout de la part du candidat Macron et de son camp. Pourtant...

Pendant ces deux années, il y a eu une avalanche de rachats d'entreprises françaises par des groupes étrangers. Bien entendu, Bercy est là pour bloquer ou pour accepter...surtout lorsqu'il s'agit d'entreprises importantes pour l'économie nationale, et surtout lorsqu'il s'agit de rachats opérés par des entreprises situées en dehors de l'Union Européenne.

La première opération ne peut pas être imputée au Ministre Macron, mais plutôt au conseiller Macron, alors à l'Elysée : le rachat d'Alstom Power par l'Américain General Electric. Le dossier a glissé entre les doigts du ministre Montebourg, favorable à la solution européenne de Siemens, pour arriver directement sur le bureau du Président de la République. Son conseiller économique intervient alors. Le résultat est connu : la Présidence autorise le rachat de cette entreprise industrielle historique par les Américains. Et cela, peu de temps après le paiement d'une amende record de 10 Milliards de USD imposée par les USA à la banque BNP-Paribas.

Mais cette opération significative n'est pas isolée sous le quinquennat Hollande, en particulier pendant le ministère Macron à Bercy.

1) Le rachat de SFR par le groupe ALTICE-DRAHI date de l'année 2014. Dans un premier temps, Montebourg, ministre, ne veut pas donner son accord : le financier franco-israélien Drahi est résident fiscal en Suisse et ses holdings personnelles sont dans des paradis fiscaux (dont une à Guernesey). Dans un second temps, Macron ayant remplacé Montebourg à Bercy, donne, lui, son accord. Une belle histoire commence entre le jeune ministre de la République et le financier Drahi qui investit tous azimuts dans les médias*. Rachats de BFMTV, de Libération et de L'Express (et d'autres encore). Pour rappel, SFR a été vendue par Vivendi dont le premier actionnaire est le groupe Bolloré, Bolloré étant aussi l'actionnaire principal d'Havas (oui, celle de l'affaire de Las Vegas !).

2) En 2015, le cimentier LAFARGE est racheté par le suisse HOLCIM. LAFARGE est une ancienne et très importante entreprise française. Macron donne son accord. Le siège social est transféré en Suisse. No comment.

3) Toujours en 2015, NOKIA (Finlande) rachète le Français ALCATEL-LUCENT qui a terminé son redressement, redressement réalisé au prix de licenciements massifs, opéré par Michel Combes (aujourd'hui un des dirigeants d'ALTICE...). L'excuse donnée à l'époque est que le groupe français ne pouvait rester seul (excuse entendue aussi pour les cas d' ALSTOM et de LAFARGE). Bien entendu, cet argument est avant tout financier. Macron donne son accord à ce rachat. Le siège social est installé en Finlande...

4) 2016 : le fleuron français de l'ingénierie TECHNIP (10 Milliards d'euros de chiffre d'affaires) est avalé par l'Américain FMC. Macron donne son accord, le siège de la société nouvelle est basé à Londres.

Il existe une multitude d'entreprises de plus petite taille qui ont subi le même sort, avec la bénédiction du gouvernement.

Aujourd'hui, Macron est candidat à la Présidence de la République Française.

Que penser de son action et de son bilan à Bercy sur le plan de la défense des intérêts français face aux vautours** financiers étrangers ?

 

 

 

* Bernard MOURAD, directeur général de la branche médias d'ALTICE, a quitté ses fonctions pour devenir...conseiller du candidat Macron (octobre 2016). Son frère Jean-Jacques, lui aussi dans le staff de campagne de Macron, est parti en catimini suite aux informations sur un possible conflit d'intérêt avec le laboratoire SERVIER. A noter que le conseiller communication du Ministre Macron qui venait d'HAVAS a aussi rejoint En Marche. De même un dirigeant de BOUYGUES TELECOM a quitté son poste pour intégrer la direction de la campagne de Macron. Et vous en pensez quoi, les oies blanches.... ;)

 

** Le groupe HAVAS (présent à Bercy via des conseillers communication, d'après son vice-président Stéphane FOUKS) a été aussi le conseiller de plusieurs groupes étrangers directement concernés par ces autorisations de Bercy (Cf. document d'Havas)...

 

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

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