Publié le 14 Juin 2020

Il suffit de lire la lettre du maire-candidat L.Hénart pour comprendre que la dernière ligne droite des sortants sera plutôt "bourin tendance over the counter".

Je reprends, là, l'expression de Tante Léonie, nancéienne établie depuis des décennies à Nice. C'est dire qu'elle s'y connaît en registre électoral !

Pour mes visiteurs de Mata-Utu, je parle bien de la lettre du 12 juin, pas de celle destinée aux parents d'élèves, ni de celle des séniors, adressées sur deniers municipaux plus tôt.

 

Les bureaux de l'Hôtel de Ville de Nancy semblent plus que jamais propices aux apartés préparatoires des petits coups de la dernière ligne droite.

Mais pas seulement, si l'on en juge la publication d'un journaliste politique bien connu qui révèle une opération "effrenée" de procurations ehpad. Chacun jugera cette information avec un oeil post-covid.

 

Oui, cette lettre du 12 juin du maire-candidat a un vrai côté années 70. Le mot sous-jacent est le chaos, ni plus, ni moins. Avec "nous", des investissements, avec eux, le chaos !

Tout est fait bien sûr pour gommer les 20 ans de responsabilités municipales des sortants sans compter les 40 ans de règne du petit parti radical sur la Ville. Alors, voyons les chiffres.

 

500 Millions d'euros pour le Tram ? Dossier en rade, non seulement une rupture de charges sera à combler, mais en plus il restera à le financer. Ce qui mettra, sur la base annoncée,  l'endettement métropolitain bien au-delà du Milliard d'euros pour longtemps, fermant la porte à d'autres investissements pour des années. Quel passif pour ce serpent de mer !

 

Nancy Thermal ? Que l'on aime ou non le projet, il se fait avec une double perfusion d'argent public dont la très contestable subvention d'exploitation à l'opérateur privé (engagement qui est une dette véritable). Quelle gestion des finances publiques sur ce dossier bouclé à l'arraché pour les élections !

 

Le projet du Musée Lorrain ? Enlisé, retardé, mais aussi pharaonique, risqué, dangereux à moins de remettre en cause la construction du bâtiment en verre inutile et coûteux dans le jardin du Palais Ducal. Le maire sortant annonce une réouverture en 2023. C'est totalement impossible, pas avant 2026. Quid du patrimoine lorrain à Nancy pendant les prochaines années ! En attendant, combien de centaines de milliers d'euros dépensés en com' à la gloire de la municipalité sortante !

 

Reste alors d'autres investissements privés annoncés qui ne tiendraient que par le fait du sortant (dixit) !

Lesquels, lequel ?

Parle-t-on de ceux de Nancy Grand cœur, déjà si grise enclave dans la Ville ?

Ou de Thiers-Mazagran ? Là, quel silence assourdissant du maire-candidat sur ce dossier !!  A suivre... 

 

La frénésie des annonces de ces dernières semaines ou le bricolage du "plan" vélo témoignent de panique après tant de temps perdu 😊

Si les sortants se complaisent dans une autosatisfaction permanente et sans nuances, les Nancéiens voient avec inquiétudes l'évolution de leur chère ville. C'est la leçon du premier tour. Même dans son propre camp, la coupure est de plus en plus visible entre les soutiens traditionnels et cette municipalité tenue par le petit parti radical (40 années en place), allié maintenant d'En Marche !

 

Le vote du 28 est important. Qui souhaite vraiment, par vote ou par abstention, prolonger ce système à bout de souffle pour notre ville ? 

L'autre option est celle du renouvellement, bien préparé et construit, par Mathieu Klein et son équipe. C'est l'indispensable respiration pour Nancy. 

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

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Publié le 1 Avril 2020

EXCLUSIF
LE CONSEIL DES MINISTRES devrait nommer aujourd'hui Préfet de Meurthe et Moselle l'actuel Maire de Nancy.
Le Ministre de l'intérieur a déclaré que c'était une première, qu'il n'avait aucun doute sur la constitutionnalité de cette décision qui est une mesure d'économie et de simplification.
Cette nomination implique le commandement regroupé des polices, indispensable pour le couvre-feu et l'organisation des élections au sein de la métropole du Grand Nancy.
Elle s'accompagne aussi pour le Maire-Préfet de la direction de l'agence de santé régionale, de la direction des transports, de la direction de l'urbanisme & de la promotion immobilière et de la direction de la photographie des organes de presse régionaux.
Le ministre de l'intérieur a précisé que le Gouvernement songe à de tels regroupements de fonction ailleurs en France.
A la question, quel serait le prochain regroupement, le ministre n'a pas voulu répondre, il a juste indiqué qu'il y avait une promenade des Anglais dans cette ville, jetant un flou supplémentaire sur ce nouveau statut.
Le président devrait lui-même faire l'annonce après le conseil des ministres.

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

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Publié le 13 Mars 2020

Hervé FERON est un personnage de la politique lorraine, attachant ou agaçant, voire les deux en même temps.

Et Tomblaine semble être le village d'Obélix du Grand Nancy.

Alors son maire parle, écrit, argumente, féraille, dézingue, juge, condamne, proteste, hurle.

Depuis quelques semaines, il distribue "ses" bons points faisant au passage un plaidoyer pro-ego.

Il y a donc un label Hervé FERON pour des listes du Grand Nancy.

Pour Nancy, ce label a été attribuée en grande pompe, sous la forme ...d'une balance.

Ni l'un, ni l'autre (pour mes visiteurs de Mata-Utu, ni L.Hénart, ni M.Klein).

Critique sévère du système Rossinot-Hénart, cette "balance" attaque aussi le candidat Klein.

Le flamboyant maire de Tomblaine a-t-il une idée de ce qu'est une opposition municipale ?

Ben non ;)

Dans n'importe quelle ville de France, qu'une opposition municipale vote oui, non, blanc, peut-être, jamais n'a aucune importance.

C'est ainsi, c'est la loi électorale actuelle.

Sans compter les relais muets...

 

Le seul élèment qui aurait pu faire bouger les lignes à Nancy aurait été une fracture nette dans la majorité municipale.

Pas un ou deux clashs individuels comme lors du dernier mandat, une vraie fracture.

Y-a-t-il eu cela ces dernières années à Nancy ?

Par rapport à la mobilité ou le plan vélo dans la ville ?

Par rapport aux aménagements fonciers ?

Par rapport à des projets immobiliers ?

Par rapport à un budget ?

Rien.

Et si l'on remonte plus loin dans les années 2000 (même majorité), même sur le fiasco du Tram numéro 1, rien dans la majorité. On parle d'un raté de 150 Millions d'euros conduisant à une nouvelle dépense de 450 Millions d'euros (au minimum).

Rien, simplement rien.

Alors, il est un peu facile d’avancer un Ni-Ni sans nuance (mais pas sans intention).

Clairement, utiliser "cette balance", c'est se tromper d'époque et de moment pour Nancy.

L'alternance ne peut pas être dans des listes sans lendemain ou dans celle (s) qui manque(nt) d'expérience.

Nancy est face à des défis lourds pour les prochaines années.

Nancy a besoin de respiration démocratique.

Nancy a simplement besoin de se voir à nouveau en Grand ;)

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

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Publié le 8 Mars 2020

 

 

Cette élection municipale à Nancy est "spéciale".

Non pas compte tenu du nombre de listes en présence, mais pour son issue.

Quel que soit le résultat, cette élection marquera un tournant pour Nancy.

Le 1er tour va donner le "sondage" réel, la place de chaque liste et le(s) rapport(s) de force.m pour le second tour.

Mais, il y a d'abord un vrai enjeu de pouvoir pour les sortants.

Va-t-on redonner 6 ans à la liste de Laurent Hénart aux commandes depuis déjà 20 ans ?

Ces dernières semaines ont été l'occasion d'une avalanche de "projets" du maire sortant.

Comme s'il fallait absolument répliquer à l'expression de Mathieu Klein qui a fait mouche : "Que de temps perdu !".

 

Mais cet inventaire de "projets" à la Prévert pour rattraper ce temps perdu a un goût amer pour beaucoup de Nancéiens.

Ce qui a été fait ne va pas (le béton).

Ce qui est proposé manque de crédibilité (le greenwashing).

Ce qui est envisagé ne tient pas la route (le tramway numéro 2).

Pourquoi demain serait différent des décennies passées ?

Peut-on croire que la mal gouvernance serait gommée par miracle ?

A chacun sa réponse et son vote.

 

Il y a une liste républicaine en capacité de changer le cours des choses pour notre ville.

Le programme de Mathieu Klein présente trois avantages  pour les Nancéiens.

  • Une respiration démocratique.
  • Une refonte des grands dossiers structurants.
  • Un approche globale et non "monothématique" au niveau du bassin de vie de Nancy.

 

A chacun de choisir...

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

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Publié le 22 Février 2020

20 ans après Bernadette Chirac, c'est Louis Majorelle qui est appelé à la rescousse.

En décembre 2000, quelques semaines avant les élections municipales de Mars 2001, l’épouse du Président Chirac était venue, en vedette solo, pour le lancement du Tram Bombardier que le Grand Nancy avait choisi. Nancy et les Nancéiens pensaient alors entrer de plain-pied dans la mobilité moderne à l’instar des grandes villes françaises...

Qu’il est beau le Tram, voyez, chers électrices, chers électeurs…

 

L’idée est exactement la même aujourd'hui.

Qu’elle est belle la Villa (bien sûr), voyez, etc…

Montrer grandement, montrer largement, montrer ostensiblement, montrer en loucedé aussi. 

Il y a 20 ans, il fallait "emballer" les mois et les mois de travaux dans toute la ville et surtout étouffer les premières difficultés de ce Tram.

Alors que veut aujourd’hui "emballer" la municipalité sortante ?

Oui, que veut-elle pour faire sortir Louis Majorelle de sa retraite et lui demander d’arrondir les angles avant les élections municipales ?

En deux consonnes, comme dirait ma Grand-Mère : Bi-Lan.

Non, pas le bilan du Taureau Rouge, ni de la Porte Desilles.

Le dur, celui du temps perdu, du Tram boomerang, des pauvres arbres avidemment comptabilisés pour cacher les forêts de béton de Nancy Grand Gâchis, etc...

Et celui que tous voient au quotidien, celui de "projets" mal ficelés ou de ces chantiers si silencieux. 

Alors, il y a la Villa, bel héritage du passé, instrumentalisée aujourd'hui.

D'une certaine façon, cette méga-opération de communication montre l'usure du temps de la majorité sortante.

C'est cela aussi l’habituelle hypnose pré-électorale qu'affectionne tant ce pouvoir municipal pour perdurer.

Mais n'est pas Christo qui veut.

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

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Publié le 26 Janvier 2020

 "Nancy ne mérite pas une bataille nationale".

Ma Grand-Mère a adoré cette formule de Valérie Debord à quelques semaines des municipales.

L'observateur de la politique nancéienne a eu l'habitude des "arrangements" électoraux. Ils se réalisaient dans une certaine logique politique, "augmentés" de quelques individualités prises dans le camp d'en face. Et cette organisation menée de mains de maître a battu des records de longévité politique. 

Pour mes visiteurs de Mata-Utu, un court rappel des derniers événements se justifie.

Premier round.  Pendant quelque temps, il y avait eu la rumeur poussive d'une liste LaReM à Nancy. "Attention si on ne nous écoute pas, etc, etc..". En fin de compte, la coquille locale du parti présidentiel a renoncé à cette idée, le soutien magna voce de Laurent Hénart à la politique du Président arrivant opportunément...

Deuxième round. Les Républicains, y compris la branche que l'on croyait la moins poreuse, viennent officiellement de donner leur sceau à cette liste qui part donc en campagne avec ses adversaires nationaux. 

Comment comprendre ces décisions étonnantes ?

La raison donnée par les "associés" est aussi simple que belle. C'est aimer Nancy ! Nous aimons Nancy ! Oui, l'Amour qui transcende les partis politiques. Roméo & Juliette made in Nancy en live depuis le balcon de l'Hôtel de Ville ! Magnifique comme le tableau des amoureux de Friant !

Euh, est-ce que l'Amour existe en politique, pardon, en politique "personne morale" ? Ben, comme le Père Noël existe !

Sorti de cette candeur amoureuse, force est de constater que ces alliances se sont formées pour espérer conserver l'Hôtel de Ville, tenu par le Parti radical depuis 1983. Alors, oui, il reste une hypothèse beaucoup plus terre à terre. Si les intérêts des uns et des autres se rejoignent dans cette liste, c'est bien pour positiver ensemble... peut-être comprendre ainsi Nancy positive ;).

Libre à chacun d'imaginer le contenu des intérêts de ces associés pour maintenant et pour les prochaines échéances électorales. Le mercato se prépare dans cette flamme déclarée : tu me soutiens ici,  je te soutiens là.

Mais ce qui est une alliance politique, politicienne, diraient les méchantes langues, pose ici une vraie question pour tous les nancéiens.

Dans ce cadre verrouillé, comment songer à de vrais débats sur les nombreux dossiers de Nancy avec une gouvernance et une transparence indispensables ? 

 

 

 

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

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Publié le 7 Décembre 2019

Le Maire de Nancy a décidé de politiser la fête de Saint Nicolas en invitant le Premier Ministre du Grand-Duché Place Stanislas. En plein débat sur la fiscalité luxembourgeoise et sur la concurrence déloyale du Luxembourg. L'actuel chef du gouvernement luxembourgeois, comme ses prédécesseurs, joue solo contre ses voisins. Il suffit de lire les déclarations récentes de son Ministre des Finances sur la chance qu'ont les travailleurs frontaliers de pouvoir vivre grâce à l'économie luxembourgeoise. Il est vrai que ce même Ministre luxembourgeois préfère donner des passeports financiers de l'UE aux banques chinoises que de dire le moindre mot sur la répression terrible du pouvoir central contre les Ouigours et les démocrates de Hong Kong. Business, tel est la stratégie luxembourgeoise en oubliant qu'une économie ne tourne que par les femmes et les hommes.

Alors, oui, il est loin le temps du ciel gris au dessus de Luxembourg. Enfant (trop) gâté de l'Europe communautaire et miracle...fiscal, le Grand-Duché, par son gouvernement, donne des leçons à ses voisins. Mais le Luxembourg sature. Les bouchons quotidiens des routes et autoroutes le montrent. Et il faudrait que ses voisins, la Lorraine en première ligne, réalisent les travaux pour permettre la continuation de l'appétit d'ogre du petit Etat. 

La métropole du Grand Nancy a plus d'habitants que...le Luxembourg n'a d'électeurs.

Plutôt que d'afficher un copinage pour faire des images pré-électorales lors de la fête populaire des Lorrains, le Maire de Nancy aurait dû intervenir clairement sur cette question essentielle pour la métropole nancéienne.

Il est urgent d'agir. Et par exemple, négocier le transfert du siège de la Banque Européenne d'Investissement dans notre ville. Le siège de la BEI a déjà changé de localisation dans le passé, partant de Bruxelles pour Luxembourg. En 1958, la BEI employait une soixante de personnes. En 1999, 1000. Et aujourd'hui 2900, oui, vous avez bien lu, 2900 à Luxembourg.

Au lieu de continuer à "carboner" l'axe Metz-Thionville-Luxembourg, il suffit de décongestionner la ville de Luxembourg. 

Et Nancy, loin de cet axe, serait idéale...

#Luxembourg #Lorraine #Nancy #Infrastructures #dumping

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

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Publié le 31 Octobre 2019

ODE AU GRAND NANCY POUR LES ARBRES PLANTES

J'ai vu les grands arbres,
Et leurs ravissants nids de granulats,
Et mes yeux en sont encore béats.

Merci ô Grand Nancy pour cette idée de chlorophylle,
Merci, vous y avez trouvé le ciment de la ville.

J'ai vu les grands arbres,
Et leurs ravissants nids de granulats,
Et mes yeux en sont encore béats.

Merci ô Métropole, ô Municipalité, pour le Yang du Yin,
Et à vous aussi, amis promoteurs du Green.

J'ai vu les grands arbres,
Et leurs ravissants nids de granulats,
Et mes yeux en sont encore béats.

Et toi, passant peu regardant, plutôt ingrat,
Arrête donc ta critique grise et dis merci,
Non, vraiment tu ne mérites pas Nancy !

J'ai vu les grands arbres,
Et leurs ravissants nids de granulats,
Et mes yeux sont toujours béats.

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

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Publié le 20 Octobre 2019

Il y a déjà quelques temps, le Président de la Métropole lâchait une expression curieuse à l'encontre de son successeur à la Mairie de Nancy. Pressé de donner sa position pour les prochaines municipales, André Rossinot annonçait non seulement sa totale neutralité entre les deux futurs grands candidats, Mathieu KLEIN et Laurent HENART, mais il promettait à ce dernier "un coup d'épaule". Si l'expression est inhabituelle, elle a été interprétée négativement pour son successeur. Il faut dire que la Ville bruisse de méchancetés en tout genre et d'affreux mots venant de la Place Stanislas en direction du Viaduc Kennedy. Faut-il y voir des désaccords sur des sujets lourds : les transports, les travaux, le coûteux projet du Musée Lorrain, les lignes politiques locales ou nationales ? Non pas du tout, et d'ailleurs le Maire de Nancy (et vice-Président de la Métropole) dispose d'un contrôle clair et net sur les décisions métropolitaines.

Non, ce qui a changé dans ce tandem de trente ans, c'est une forme d'épuisement. Nancy ressemble au décor du film "Alice et le Maire" sans Alice. Pensez donc, il faut refaire totalement un tram, quel épuisement ! Regardez donc, les flots de béton qui coffrent les arbres et leurs malheureuses racines,  et "minéralisent" sans limite les places dans une dysharmonie continue. Et écoutez en même temps, les discours et le creux des expressions qui mêlent tous les mots des communicants dans un choc inaudible sur la transition écologique. Il n'y a pas de divergence sur ces plans.

La cause de cette promesse de "coup d'épaule" est donc à chercher ailleurs...Nous le saurons dans les prochaines semaines.

En attendant, pour imaginer la forme d'un "coup d'épaule", il faut penser à une expression anglaise : " to give a cold shoulder". Elle peut se traduire de multiples façons. Recevoir un accueil glacial, tourner le dos ou mépriser l'adversaire. La coupe est pleine dans ce vieux tandem. Mais c'est bien Nancy et ses travaux, Nancy et ses bouchons, Nancy et ses retards, Nancy qui paie les pots casés.

 

 

 

 

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

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Publié le 15 Juin 2019

Il est de bon ton aujourd'hui de critiquer les politiques professionnels, mais reconnaissons-leur une certaine habilité. La pauvre Madame Loiseau, désignée tête de liste par le Président lui-même, s'est fracassée une ultime fois au Parlement européen cette semaine. La politique ne se fait pas comme ça. Il doit y avoir du doigté, de la patience et le sens du vent. Ceci n'est pas péjoratif. L'opinion va aussi dans le sens du vent. Le vent, c'est aujourd'hui la pression des réseaux sociaux qui peut étouffer un vrai sujet, mais qui peut en rendre un autre, central, essentiel.

En politique depuis 30 ans, le Maire de Nancy a fait ces dernières semaines une notable démonstration de ce qu'est la politique. Formé à l'école du dernier Duc de Lorraine, baignant dans les eaux nancéiennes du petit parti radical depuis toujours, il a opéré une manœuvre qui mérite d'être regardée.

Comment glisser d'un camp vers l'autre, comment le faire par touches légères et doucettement floues pour arriver au but sans vagues !

Certes, qui ne dit mot consent n'appartient pas au monde politique. Mais là, aucun mauvais murmure, aucune protestation, aucun cri dans les rangs de la majorité municipale ! Le côté droit approuve ce basculement vers le parti présidentiel. Oublier Sarkozy, Copé et Fillon, effacer Fessenheim, accepter la dépense publique, ne plus s'inquiéter de la dette, penser à quelque chose et en même temps à une autre, etc, etc... Il est vrai que la majorité municipale ne fait aucun bruit depuis le début. Tout a été voté. Et les prochaines élections municipales approchent...

Le système électoral actuel donne à la liste en tête aux municipales une majorité renforcée. Cette situation a pour conséquence de réduire les droits de l'opposition à la plus simple expression. L'opposition est ultra-minoritaire numériquement et sous-informée techniquement. Il n'y a pas eu de débats véritablement ces dernières années, les concertations sont de notoriété publique encadrées, les votes sont acquis sur tout. Nous sommes loin des séances des années 1970 !

Mais, que dire de ce glissement politique sur le plan de gouvernance  à Nancy ?

Nancy est une sorte d'enclave de la 4ème République depuis plus de trois décennies. Tels ont été les choix des électeurs évidemment.

Mais ce mode de pouvoir old fashion est-il toujours adapté aux multiples questions qui se posent et aux choix collectifs à faire ? Est-il vraiment en phase avec notre environnement, avec notre monde en mouvement ? Sommes-nous "obligés" de rester dans ce vernis d'une communication cosmétique et ne pas vouloir des réponses durables et transparentes après des débats libres et approfondis ?

A la recherche d'une gouvernance moderne de la Cité en un mot...

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

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