Publié le 20 Août 2016

Pour mes visiteurs de Mata-Utu, et en quelques mots seulement, la question posée à Nancy ces derniers jours était la suivante : faut-il démolir ou non le bâtiment Christophe (ancien commerce de fleurs - quartier Blandan- Place de Padoue où trône la statue du sergent Blandan) qui est aujourd'hui à moitié encerclé par les immeubles construits par le groupe Batigère ? (Cf. articles de L'Est Républicain pour plus de détails).

Juste avant le coup de pioche destructeur, un communiqué du Maire de Nancy annonce que le groupe Batigère a accepté la demande du maire de surseoir à la démolition, en dépit de toutes les autorisations en poche, et cela pour établir une concertation avec les opposants du projet.

C'est alors qu'intervient sur son blog personnel le journaliste Philippe Rivet. Dans un post intitulé "Les fleurs de la démocratie", il dénonce à la fois les opposants à la démolition de "cette verrue" (dixit) et la mise en cause d'un processus de décisions démocratiques et légales.

Il serait trop long de revenir sur tout ce dossier.

D'autant que cette "histoire" n'a duré que quelques jours d'août...appuyée par une pétition d'environ 1000 signatures.

La décision de suspendre la démolition se fonde, certainement, sur un sentiment de dialogue positif. Mais effectivement, elle met en cause les procédures légales.

La question des conséquences peut bien entendu se poser pour des projets à venir...

Mais, dans ce cas précis, ne convient-il pas de s'interroger sur la place des réseaux sociaux ? Encore une fois, cette "pression" n'a duré que quelques jours...de Facebook !

A y regarder de plus près, les "échanges" sur FB ont été animés. Mais n'ont-ils pas été en grande partie alimentés par quelques colistiers (bien connus) de cette même municipalité ?

Ne peut-on pas penser que la verdeur de leurs propos et/ou leur trop grande franchise (selon) ont poussé les braises d'un feu qui,objectivement, été très incertain ?

Ce sont des questions, de simples questions...

NB je ne suis pas pour la démolition de ce bâtiment. "L'erreur" ne vient pas de l'existant, mais, encore une fois à Nancy (Cf. Porte Stanislas), de ce qui a été "ajouté".

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié le 18 Juin 2016

Tiens, inauguration de l'Agora Michel DINET (avec bustes Emile Zola // Michel DINET) à l'école Emile Zola de Neuves-Maisons.

Tiens, pose de la première pierre de l'EHPAD Michel DINET à Villerupt.

Tiens, tout cela fait penser à ma Grand-Mère...

Au fait, où en est-on avec les problèmes d'étanchéité du Centre des Mémoires Michel DINET (nouvelles Archives Départementales - coût 21 Millions d'€) ?

Ce (très lourd) budget a été bouclé par le CD54...

Mais in fine eau et archives papier = mariage impossible.

Alors, hé ho des nouvelles pour les citoyens ?

D'avance merci....

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié le 14 Juin 2016

Le journal Orlando Sentinel publie des courtes bio des victimes tuées dans

la boîte gay d'Orlando.

23 ans, Stanley Almodovar était un étudiant prometteur.

Convivial, aimant la fête, danser, rire, tout simplement, aimant la vie et les autres.

Sa mère a été réveillée dans la nuit.

Pendant tout le chemin entre chez elle et le lieu des crimes, elle a imaginé que son fils pouvait être juste blessé. Blessé, cela voulait dire pour elle, toujours en vie, toujours là.

Non, ce n'était pas le cas.

Trois balles.

Zéro chance de vivre.

Parler des victimes, c'est casser la volonté des semeurs de Terreur.

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié le 4 Juin 2016

Le Gouvernement décide, comme bon lui semble.

C'est le sens du "décret Haroué".

Des objets et œuvres d'art de la Monarchie "classés" par le fait du Prince républicain sans concertation. Plus facile de faire cela que de prendre une décision juste et efficace...

Surtout que dans ce cas, le Gouvernement ne prend pas le risque de blocage ou de manifestation incontrôlée...

Mais quelle est la solution proposée par le Ministère de la Culture pour Haroué et ses collections ?

Il n'y en a pas...on verra plus tard, comme d'hab !

Décret n° 2016-736 du 2 juin 2016 portant classement au titre des monuments historiques d'un ensemble d'objets mobiliers conservés au château de Craon à Haroué (Meurthe-et-Moselle)

Le Premier ministre,
Sur le rapport de la ministre de la culture et de la communication,
Vu le code du patrimoine, livre VI, titres Ier et II, notamment son article L. 622-4 ;
Vu la décision portant ouverture d'une instance de classement au titre des monuments historiques pour les objets mobiliers provenant du château de Haroué (Meurthe-et-Moselle) en date du 5 juin 2015 ;
Vu la décision du 27 novembre 2015 portant modification de la décision du 5 juin 2015 ;
Vu l'avis de la Commission nationale des monuments historiques en date du 1er avril 2016 ;
Vu l'opposition à la demande de classement exprimée par Me Michel Lévy, représentant Mme Marie Isabelle Cristina Adèle Gracie de Beauvau-Craon, propriétaire, en date du 17 mai 2015 ;
Vu les autres pièces produites et jointes au dossier ;
Le Conseil d'Etat (section de l'intérieur) entendu ;
Considérant que les objets mobiliers concernés, appartenant à la commande de Louis XVIII pour l'ameublement du château de Saint-Ouen offert à la comtesse du Cayla en 1822, présentent un intérêt public d'art et d'histoire en tant qu'ils constituent un jalon capital pour la connaissance du mobilier de prestige et du goût de l'époque de la Restauration,
Décrète :

Article 1


Sont classés au titre des monuments historiques les objets mobiliers suivants, appartenant à Mme Marie Isabelle Cristina Adèle Gracie de Beauvau-Craon :
1° Portrait de Zoé Victoire Talon, comtesse Baschi du Cayla, et de ses enfants, Valentine et Ugolin, sur la terrasse du château de Saint-Ouen et son cadre, attribué à François Gérard dit baron Gérard, huile sur toile ; bois doré ; 1824 ; hauteur : 228 cm ; largeur : 177 cm ;
2° Un lustre à vingt-quatre lumières sur deux rangs attribué à Antoine André Ravrio, bronze doré et ciselé de feuilles de laurier ; corne d'abondance et de rosaces ; partie supérieure agrémentée d'un panier ajouré, fût central orné de feuilles de lotus et d'une sphère ; décoré d'enfilage de cristaux et de mirzas, époque Restauration, hauteur : 138 cm ; diamètre : 93 cm ;
3° Une table de toilette, acajou ; placage acajou à ramage ; miroir ovale et mobile maintenu par des cornes d'abondance ; tiroir formant une écritoire et deux casiers ; bronze ciselé et doré ; marbre blanc veiné ; décor de frise de palmettes ; chutes à feuilles d'acanthe ; pieds griffés ; palmettes et carquois en appliques, xixe siècle, hauteur : 160 cm ; largeur : 88 cm ; profondeur : 42 cm ;
4° Deux bergères à dos cintré, acajou et placage d'acajou ; accoudoirs à enroulements sculptés de feuilles de lotus et ornés pour l'un de deux rosaces, hauteur : 82 et 78 cm ; largeur : 54 cm ; profondeur : 60 cm et 47 cm ;
5° Six des huit fauteuils d'origine, acajou ; placage d'acajou mouluré ; garniture en soie brochée jaune à bordure veloutée ponceau ; sculptés de palmettes et de fleurs de lotus ; accoudoirs à enroulements, estampillés « P. Bellangé », xixe siècle, hauteur : 93 cm ; largueur : 60 cm ; profondeur : 47 cm ;
6° Deux méridiennes de forme rectangulaire à dos renversé, moulurés et sculptés de fleurons en acajou et placage d'acajou ; pieds à griffes de lion et double volutes : garniture en soie brochée jaune à bordure veloutée ponceau, des étiquettes manuscrites : « Saint-Ouen, grande chambre à coucher », xixe siècle, hauteur 89 cm ; largeur : 132 cm ; profondeur : 67 cm ;
7° Un canapé rectangulaire à chevet renversé, acajou ; placage d'acajou à ramages ; pieds en double volutes et à griffes de lion ; garniture en soie brochée jaune à bordure veloutée ponceau ; porte une étiquette manuscrite sur châssis : « Lit de repos de la grande chambre », xixe siècle, hauteur : 91 cm ; largeur : 221 cm ; profondeur : 78 cm ;
8° Trois des quatre chaises d'origine à dossier gondole ajouré, bandeau formé d'une gerbe ; acajou et placage d'acajou mouluré et sculpté de feuilles de lotus ; garniture en soie jaune brochée à bordure veloutée ponceau ; étiquette manuscrite sur chaise et châssis de la garniture : « Saint-Ouen Grande chambre », xixe siècle, hauteur : 80 cm ; largeur : 47 cm ; profondeur : 39 cm ;
9° Deux écrans de cheminée avec la partie supérieure arrondie et moulurée, feuille amovible ; acajou ; bronze doré ; montants en double balustre ; patins en volute à griffes de lion ; ornés de rosaces ; garniture en soie jaune brochée à bordure veloutée ponceau, xixe siècle, hauteur : 84 cm et 85 cm ; largeur : 56 cm ;
10° Deux tabourets de pieds de forme rectangulaire, acajou, placage d'acajou ; pieds à griffes de lion ; ornés de feuilles de lotus ; garniture en soie jaune brochée à bordure veloutée ponceau, xixe siècle, hauteur : 14 cm ; largeur : 41 cm ; profondeur : 35 cm ;
11° Quatre paires de torchères attribuées à Pierre Philippe Thomire, vers 1821-1822 :
a) Une paire à six branches de lumière, bronze patiné ; ciselé et doré ; fût cannelé ; ornées de volutes et rosaces ; palmettes ; feuilles de lotus ; feuilles d'acanthe, trois pieds à griffes de lion ; bases triangulaires, hauteur : 196,5 cm, largeur : 69,5 cm ;
b) Une paire à neuf branches de lumière, bronze patiné ; ciselé et doré ; fût cannelé ; ornées de feuilles d'acanthe ; palmettes ; godrons ; myosotis ; trois pieds en griffes de lion ; bases triangulaires ; socles incurvés en bois peint imitation marbre ; hauteur : 132,5 cm, largeur : 58,5 cm ; hauteur socles : 45 cm ;
c) Une paire à neuf branches de lumière, bronze patiné ; ciselé et doré ; fût cannelé ; ornées de feuilles d'acanthe ; palmettes ; godrons ; cordes ; myosotis ; trois pieds en griffes de lion ; bases triangulaires ; socles incurvés en placage de frêne ; hauteur : 132,5 cm, largeur : 58,5 cm ; hauteur socles : 31 cm ;
d) Une paire à huit branches de lumière, bronze patiné ; ciselé et doré ; fût cannelé ; ornées de feuilles d'acanthe ; palmettes ; godrons ; grenades ; trois pieds en griffes de lion ; bases triangulaires ; hauteur : 104 cm, largeur : 41,5 cm.

Article 2


Le présent décret sera notifié à la propriétaire, Mme Marie Isabelle Cristina Adèle Gracie de Beauvau-Craon.

Article 3


La ministre de la culture et de la communication est chargée de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait le 2 juin 2016.


Manuel Valls

Par le Premier ministre :


La ministre de la culture et de la communication,

Audrey Azoulay

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié le 28 Mai 2016

Suite du post "Proposition pour ce malheureux Palais du Gouvernement de Nancy" où il a été question :

- de doutes sur la capacité financière de la Ville à réaliser son Projet de rénovation du Musée Lorrain de Nancy, projet global de 100 Millions d'euros ;

- d'une double suggestion d'un abandon du coûteux bâtiment transparent et d'une inversion du tempo des travaux pour commencer par le Palais du Gouvernement;

- d'une proposition d'établir un centre dédié à Henri Poincaré dans une partie du Palais de Gouvernement pour créer une offre muséale nouvelle à Nancy et dans le Grand Est.

Voici pour compléter.

Henri Poincaré, né à Nancy en 1854, est mort en 1912. La Grande Guerre n'a pas gommé son œuvre immense, mais elle a fait oublier la renommée universelle qu'il a pu avoir de son vivant.

Comme le montre cet extrait du discours de Paul PAINLEVE aux obsèques d'Henri POINCARE :

"C'est à vingt-quatre ans, après quatre années de réflexion silencieuse et acharnée, qu'il commence cette série de publications mathématiques dont on ne sait si on doit le plus admirer la surprenante profondeur ou la surprenante fécondité.

Qu'il s'attaque à l'ascension, degré par degré, des vérités du discontinu arithmétique, qu'il démêle l'enchevêtrement des formes géométriques, ou qu'il poursuive dans leurs méandres les plus subtils les caprices des lois continues qui relient une quantité à une autre, il n'est pas un de ses travaux qui n'ait quelque chose de magistral, pas une de ses quinze cents publications qui ne porte la griffe du lion.

A vingt-sept ans, la Faculté des Sciences offrait à ce jeune conquérant sa chaire de mécanique physique. A trente-trois ans, l'Académie des Sciences lui ouvrait ses portes : exemple que suivaient bientôt toutes les Académies du monde entier, car il n'est aucun corps savant d'Europe ou d'Amérique qui n'ait cru s'honorer en s'adjoignant le concours de Henri Poincaré.

Mais les sciences mathématiques n'étaient pour l'illustre analyste qu'un prodigieux instrument de mesure bien adapté à l'étude comparée des phénomènes de l'univers. Cet instrument, il allait le manier lui-même, et avec quelle maîtrise!

A trente ans, il étonne les physiciens par sa critique des principes généraux de leur science ; c'est le début de ces spéculations hardies qui le mèneront, d'année en année, jusqu'au bord même de l'inconnu, jusqu'au problème de la constitution de la matière, jusqu'à cette mécanique paradoxale qu'a suscitée la découverte inattendue des radiations mystérieuses.

Et ce n'est là encore qu'une partie de son activité : géodésie, cosmogonie, astronomie, philosophie des sciences, il a tout embrassé, tout pénétré, tout approfondi. Son oeuvre en mécanique céleste suffirait à sa gloire. C'est elle qui l'a révélé pour la première fois au grand public. Le roi Oscar II de Suède, Mécène des sciences, éclairé autant que généreux, avait ouvert, en 1887, un concours international de mathématique. En 1889, à l'issue du concours, la France apprit avec joie que la grande médaille d'or, suprême récompense du nouveau tournoi, était décernée à un de ses enfants, à un jeune savant de trente-cinq ans, pour une merveilleuse étude de la stabilité mécanique de notre univers ; et le nom de Henri Poincaré devint populaire.

Mais comment énumérer les justes honneurs qui ont marqué chaque année de son existence? De ces innombrables récompenses, celle qui toucha le plus son orgueilleuse simplicité, ce fut le désir de tous les peuples de connaître son enseignement, d'entendre la parole du penseur, ses formules brèves et saisissantes, reliées par des raisons essentielles et qui se hâtent. C'est ainsi que Henri Poincaré a été un missionnaire de la science et de la philosophie aux États - Unis, à Vienne, à Berlin, à Londres. Il n'est sur le globe aucun savant digne de ce nom qui ne se considère à quelque degré comme un de ses élèves."

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié le 21 Mai 2016

Dans la planification actuelle de ce que l'on appellera (pour simplifier) "le projet du Musée Lorrain" de Nancy, la rénovation du Palais du Gouvernement passera en dernière étape.

Entendons-nous bien d'emblée ;), la rénovation du Palais ducal comme celle de la muséographie du Musée Lorrain ne sont pas en cause.

Trois éléments le sont par contre.

D'abord, le projet de bâtiment en verre : sera-t-il construit au final, personne ne le sait, et encore moins après la décision de la Ministre de la Culture de sauvegarder le mur ? Déjà plusieurs années occupées à tourner en rond sur cette idée curieuse.

Ensuite, la durée. C'est peut-être une donnée simplificatrice par rapport aux règles et aux difficultés de tout projet urbain. Mais l'environnement économique, la préservation des atouts de Nancy, comme son attractivité, poussent à agir le plus rapidement possible. (question au passage : y-a-t-il un timing électoral ? moi sais pas...).

Imaginer de débuter à une date inconnue un projet global de 100 Millions d'euros sur un horizon de plus 10 ans, c'est soulever une faiblesse certaine. Les taux d'intérêt incroyablement bas aujourd'hui le seront-ils encore au moment où le chantier sera à son pic de besoin de financement ?

Enfin, le doute des opposants (gentils) de ce projet repose sur la planification même du projet. Il semble débuter par la fin ou se terminer par le début imaginable....alors que la rénovation du Palais du Gouvernement est aussi évidente que consensuelle.

Qu'apporterait un bâtiment transparent, coûteux et déjà problématique alors que la vue du Palais du Gouvernement des deux côtés restera à l'évidence la plus belle ?

La planification devrait être inversée...en commençant par se poser la question de la place et du rôle dévolu au Palais du Gouvernement. Aujourd'hui, il n'y a pas de réponse claire du Maire.

Pourquoi ne pas l'utiliser (partiellement) pour en faire un centre dédié au nancéien Henri Poincaré avec une double vocation historique et de pédagogie mathématique ?

Cela renforcerait l'offre muséale de Nancy dans un domaine nouveau pour un coût moindre que celui dudit bâtiment transparent. Sans compter les effets économiques positifs que l'on pourrait escompter par rapport à un bâtiment dont la vocation serait l'accueil et non des mètres carrés d'exposition supplémentaires...

Oui pourquoi retourne-t-on dans une ville d'Art et de Culture ?

Pour y découvrir de nouvelles choses...

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié le 8 Mai 2016

Ma Grand-Mère a fait le test dans sa maison de retraite ;)

Quels sont les atouts de Nancy... par ordre chronologique ?

L'étymologie du nom Nancy n'est pas clairement déterminée, et dans cette histoire, le Nan reste flou...Même si, outre Atlantique, sans interrogation, Nancy est devenu un prénom star.

La bataille de Nancy fait rentrer Nancy dans les livres d'Histoire, entre le fougueux Charles le Téméraire et le cynique Louis XI. Bravo à René II et à son équipe suisse.

Callot fait graver le nom Nancy dans les livres d'Art.

François III de Lorraine quitte Nancy pour fonder la dynastie des Habsbourg-Lorraine : cela fait parfois des unes du magazine Point de Vue - Images du Monde !

Le deal fait avec Louis XV (quatre Louis après, les Louis ont gagné !) est, sur le coup, rude avec la perte de l'indépendance du Duché de Lorraine, mais c'est sans doute de cette rupture que vient l'atout le plus formidable de Nancy : "sa" Place Stanislas (et son ensemble 18ème). La place Stanislas est devenue la marque de la ville.

Autre domaine, les macarons de Nancy, les meilleurs au monde, et une histoire bien plus ancienne que celle du Coca-Cola ;)

La culture et la création artistique sont très présentes dans la ville. Architecture ici ou là, mais pas partout. NJP ou Le Livre sur la Place, concerts et expositions multiples, bien sûr. Les Musées sont aussi des atouts. Le Musée de l'Ecole de Nancy, petit bijou, ou le Musée des Beaux-Arts, bel espace d'Art (et bien agrandi)...pour ne prendre que deux exemples... ;)

Mais Nancy a beaucoup perdu de la mutation économique de ces quarante dernières années. Le départ de Pont-à-Mousson S.A. en est peut-être l'illustration le plus flagrante. Elle n'est bien sûr pas la seule ville de France dans ce cas.

Tout comme sa garnison militaire qui s'est quasi évaporée, la faute aux gouvernements.

Restent deux importants domaines, bien connus : l'Enseignement Supérieur et le secteur hospitalier qui, tous les deux, dépendent des fonds publics nationaux...

On résume brut de décoffrage : art et culture, ville étudiante, centre hospitalier.

Non, bien sûr, ce n'est pas tout !

On ajoute en positif et pour mémoire l'ASNL, une desserte TGV et un lien routier Nord-Sud.

On retranche le mauvais réseau Tram / Stan.

Et bientôt (la faute à la SNCF) de mauvaises liaisons avec Strasbourg

Alors que faire aujourd'hui avec nos atouts et avec des moyens publics forcément limités ?

à suivre...

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié le 30 Avril 2016

L'action GECI International est à nouveau cotée en bourse après des années de suspension de cotation pour cause de déboires appelés GECI Aviation et Skylander. Ces déboires ont fait tanguer fortement le groupe, obligé de céder des actifs importants (dont la branche allemande reprise par la société ALTEN). Notre Serge Bitboul est toujours aux commandes de ce groupe devenu tout petit et revenu à ses premières amours. Souhaitons bon vent au personnel de cette société.

Ma Grand-Mère et les visiteurs de Mata-Utu n'imaginent pas une seconde que ce post puisse se terminer sur cette courte information économique et non lorraine.

Bien sûr ;)

Encore une fois, les documents publiés par GECI (société cotée en bourse et donc soumise à une information publique sur ses comptes) apportent des éléments nouveaux.

Ainsi cet extrait du Rapport annuel 2015 de GECI International pages 28 : "litige Région Lorraine" (NB ce rapport vient d'être publié sur le site de GECI) :

"GECI International a décidé, sur conseil de ses avocats, de ne pas passer de provision au titre de ces subventions, en ce que les conditions de remboursement des deux premières ne sont pas réunies et en ce que le versement de la dernière subvention - "avance de trésorerie en attendant la mise en place des financements convenus par les partenaires privés et publics" - peut s'analyser comme s'inscrivant dans le cadre de la participation au capital de GECI Aviation, telle que contractualisée à l'origine entre le groupe et la Région".

A noter (comme précisé dans le RA 2015 de GECI International) cette dernière avance (comme la seconde avance) a été accordée à la maison-mère et non à la société basée à Chambley...

C'est quoi ce "cadre de la participation au capital de GECI Aviation, telle que contractualisée à l'origine entre le groupe et la Région", présidée alors par le socialiste JP Masseret ?

Est-ce que ma Grand-Mère comprend mal les choses quand elle imagine que les avances remboursables de la Région à GECI auraient été la conséquence d'un "contrat" engageant la Région Lorraine ?

Entre quelles parties ce contrat aurait-t-il été mis en place ?

Et quand ?

Avant ou après l'avis négatif du Conseil d'Etat sur la prise de participation régionale dans le capital de GECI ?

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié le 10 Avril 2016

Une cartomancienne l'a affirmé à ma Grand-Mère !

Il y aurait une forme de malédiction des grands projets publics à Nancy.

Moi, je n'y crois pas ! Bien entendu, j'ai immédiatement pensé à la rénovation de la Place Stanislas, réalisation fortement fédératrice. Mais, d'après la cartomancienne, c'est le contre-exemple qui confirme(rait) la règle !

A Nancy, si la décision de lancement de projet est rapide (un maire et un expert), la mise en œuvre du projet finit par être soit très longue, soit contrariée...soit les deux.

Et les exemples se ramassent à la pelle, de la place de la Croix de Bourgogne à la place Thiers (Place de la Gare pour mes visiteurs de Mata-Utu) etc, etc...

Oui, sans trop forcer le trait, 20 ans pour faire de la Place Thiers une réalisation phare de l'Avant-garde néo-minimaliste minérale, c'est fort ! Ceci dit, personne ne dit de cette place rénovée qu'elle est laide...ni qu'elle est belle ;)

Le dossier du Musée Lorrain (rénovation muséale, nouvelle construction de verre à la place des bâtiments actuels qui séparent le Palais Ducal du Palais du Gouvernement, rénovation du Palais du Gouvernement) sera-t-il un nouvel exemple de cette "malédiction de Nancy" ? L'avenir le dira, même si le Maire a été transparent sur la longueur temporelle certaine de ce projet...

Les oppositions à ce dossier apparaissent, mais la "zone de stress politique" n'est pas encore atteinte.

Deux types de blocage peuvent être notés aujourd'hui. D'abord, les oppositions architecturales, avec sans doute une nette focalisation sur "le bâtiment de verre", et ensuite celles sur le coût financier. S'interrogeant aussi sur le bouclage du financement, l'opposition municipale dénonce les 100 Millions d'euros du projet, le Maire mettant en avant "la première phase" à plus de quarante Millions d'euros, soit au passage quatre fois la rénovation de la Place Stan. Le delta n'est pas mince.

En 4 ans, date du début du projet (oui, déjà ;)), tout le monde sait que le fond de l'air a changé sur le plan économique et budgétaire en Lorraine comme sur le plan national.

En attendant les prochains épisodes, force est de constater que les appuis au projet sont plus que faibles, en particulier au sein de la majorité municipale.

Mis à part des interventions courtes sur Facebook de conseillers municipaux délégués, les paroles de soutien sont devenues rares. Que pense, par exemple, Françoise Hervé, adjointe au Maire et figure emblématique de la défense du patrimoine nancéien de ce projet ?

L'addition de tous ces silences publics est-il vraiment un consentement ?

Devra-t-on attendre des mois et des mois pour modifier ce projet sur les plans budgétaire et architectural ?

PS ma Grand-Mère interroge des experts pour monter une "contre-idée". Si jamais cela aboutit, rendez-vous ici !

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE

Publié le 2 Avril 2016

Après beaucoup de discussions, y compris dans sa maison de retraite, ma Grand-Mère a maintenant son idée sur le nom de la future grande région #ACAL.

Reconnaissons que les énergies mises à contribution sur ce sujet sont d'autant plus sympathiques que les solutions à ce casse-tête politico-administratif sont infinies.

Du nouveau total, de l'historique scientifique ou romancé, du géographique composé est-ouest ou ouest-est, du technocratique pur et dur, de l'administratif soft...vous en avez vu déjà beaucoup.

Ma Grand-Mère aurait aimé inclure le nom "Vosges" dans le nom de la région, mais après pourquoi pas Meuse, Moselle, etc...Quand je lui ai proposé l'idée de LACAV, source de slogans potentiels sympas et marquants, elle a renoncé...d'autant plus que son choix s'était arrêté sur le nom de LaCA - Lorraine ardennes Champagne Alsace.

Pourquoi un "a" à Ardennes ? il ne sera pas petit, c'est graphique, m'a-t-elle dit !

Sinon, le prononcé est fluide : LaCA.

"Visit LaCA" : moi, je dis bof, mais bon, c'est fait.

Ceci dit, si ce nom est retenu, Monsieur Richert, ma Grand-Mère qui a déposé le nom vous fera un prix...;)

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Rédigé par STANLEY DE LORRAINE